Un pupitre pour chaque petit
« Fort heureusement, nous avions prévu une forte augmentation », annonce avec joie Jean-Michel Nahas, conseiller en communication à la commission scolaire. En 2010, une hausse de 35% de la clientèle était annoncée d’ici 2014 par le ministère de l’Éducation. « Mais en plus, les prévisions du ministère ne tiennent pas compte de la construction immobilière qui est importante notamment dans le nouveau Saint-Laurent », dit M Nahas.
Bâtir pour l’avenir
Afin de pouvoir accueillir les nouveaux élèves qui s’annoncent encore plus important en nombre, la CSBM doit se préparer d’avance. C’est pourquoi les écoles Enfants-du-Monde, Katimavik-Hébert et Morand-Nantel-Beau-Séjour se font agrandir depuis plusieurs mois. Les travaux se poursuivront pendant la période scolaire « c’est un défi, surtout au niveau de la collaboration avec les parents, car certains travaux auront lieu pendant que les élèves seront en classe », explique M. Nahas.
« Dans deux, trois écoles où il y a des agrandissements, on nous dit que les choses ne se déroulent pas comme d’habitude, il y a des locaux qu’on ne peut plus utiliser par exemple. Mais au final, c’est une bonne nouvelle pour tous », pense le conseiller. Certaines dispositions sont déjà en place afin de permettre une cohabitation des travaux et des impératifs scolaires. Par exemple, l’école Enfant-du-Monde aura deux périodes de récréation, car les roulottes de chantier bloquent une partie de cour de récréation. Les travaux commencés il y a quelques mois n’auront pas été achevés avant la rentrée. « C’est un peu illusoire de penser que pendant l’été on peut construire 20 locaux », affirme M. Nahas.
Des projets ambitieux.
La CSMB se concentrera sur trois grands objectifs cette année. Le premier sera l’augmentation de la diplomation au secondaire. La commission scolaire espérait obtenir un taux de 76% en 2014. Or 76% des élèves du secondaire de la CSMB ont obtenu leur diplôme d’études secondaire en 2012. « On a atteint notre objectif et on veut faire encore mieux. Pour se faire, il faut entreprendre des actions concrètes, notamment dans l’aide aux devoirs », déclare M. Nahas.
Au courant de l’année, la CSMB organisera des groupes de rencontre avec l’Institut du Nouveau Monde au sujet de diversité et de la langue française afin de « développer une culture de vivre ensemble dans la langue française. »
« À la CSMB on fait des choses positives pour l’interculturalisme, mais on pourrait peut-être en faire d’autres et faire collaborer les écoles ensemble. » Cette collaboration se ferait au niveau de la CSMB puis ensuite pourrait s’étendre au Québec, voir même plus loin si le modèle qui sera développé trouve preneur, annonce M Nahas.
Finalement, la CSMB souhaite intervenir plus tôt pour lutter contre le décrochage scolaire afin d’offrir un parcours scolaire tout en continuité. « Nous souhaitons aider les élèves de quartier défavorisé ou situation familiale précaire, faire des suivis d’intervention, créer plus de maternelles 4ans, encourager les camps d’été avec des orthophonistes des psychologues, par exemple. »