Saint-Léonard

Le programme TAPAJ est à la recherche d’entreprises pour employer des jeunes léonardois en difficultés

Le programme TAPAJ permet aux jeunes léonardois d’intégrer plus facilement le marché du travail et de gagner leurs premiers revenus. Photo: /Gracieuseté/TAPAJ Saint-Léonard.

À l’occasion du 25e anniversaire de l’organisme communautaire Projet Ado Communautaire en Travail (PACT) de Rue, Métro s’est entretenu avec Remag Abdelaziz, chargée de projet pour le programme Travail Alternatif Payé À la Journée (TAPAJ). Victime de son succès, cette initiative qui vise à faire rentrer des jeunes en difficultés sur le marché du travail est aujourd’hui à la recherche d’entreprises léonardoises pour répondre à sa demande toujours plus grandissante.

Créé en 2000, le projet était déjà présent dans d’autres secteurs de la métropole comme Montréal-Nord, mais a été mis en place il y a un peu plus d’un an dans l’arrondissement.

« Avant, il n’y avait pas de programme d’emplois pour les jeunes léonardois en difficulté. Nos deux travailleuses de rues Myriam et Déborah ont eu l’idée de créer ce programme pour faciliter l’intégration de ceux-ci dans le monde du travail, et ainsi les occuper positivement. »

Les deux intervenantes sont allées directement à la rencontre des jeunes dans les parcs du secteur afin de faire de la prospection.

« Au fur et à mesure, ces jeunes sont allés parler à d’autres. Le bouche-à-oreille a fonctionné, et ceux-ci nous contactent régulièrement via nos pages des réseaux sociaux pour chercher du travail. »

Nous avons constaté que c’était difficile pour les jeunes de 13 à 25 ans d’intégrer le marché du travail, sans avoir d’expérience ni de référence sur leur CV. Avec le projet TAPAJ, on cherche à les éloigner de mauvaises alternatives auxquelles ils pourraient recourir.

Remag Abdelaziz, chargée de projet pour le programme TAPAJ

« Cela peut se traduire par des problèmes de dépendance, des difficultés personnelles, académiques ou familiales, mais aussi tout autre type d’obstacles. On essaye de les distraire et leur proposer une alternative qui leur fait gagner en confiance. »

Une collaboration gagnante

Afin de trouver des contrats pour ses jeunes, le programme s’associe régulièrement avec plusieurs partenaires locaux en manque de main-d’œuvre.

« C’est assez divers au niveau des entreprises, nous faisons beaucoup affaire avec des organismes communautaires comme des banques alimentaires, des petits supermarchés, ou les jardins de la rue Jean-Talon Est, par exemple. Nous essayons au maximum de rester dans Saint-Léonard, car c’est plus facile pour les jeunes de se déplacer pour travailler. »

TAPAJ propose donc des contrats aux jeunes sous forme de courts plateaux d’implication rémunérés par l’organisme PACT de Rue.

« Ce sont des contrats de 3 heures, et chaque jeune est payé 50 $. Parfois, une entreprise va nous donner une compensation, mais c’est principalement nous qui payons les jeunes. »

Les contrats d’emploi des jeunes sont très divers, et peuvent varier de l’entretien jardinier à la pause d’affiches publicitaires.

Financé par l’arrondissement de Saint-Léonard, l’organisme reçoit environ 20 000 $ par année.

Depuis sa mise en place, une cinquantaine de jeunes de Saint-Léonard participent régulièrement au projet TAPAJ.

Bien que ces derniers soient motivés à apporter un soutien à leur communauté, l’initiative demeure nouvelle à Saint-Léonard et n’est pas forcément très connue des entreprises.

« On a plus de demandes que de contrats à donner, nous faisons donc un appel aux entreprises qui désirent à la fois employer de la main-d’œuvre et faire une bonne action pour la jeunesse de notre communauté. »

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