Un Italien atypique sur grand écran
En se promenant tout bonnement sur la rue Saint-Denis, Rocco Simone entrevoit une boutique pas comme les autres. Il a un véritable coup de cœur en entrant dans la brocante de Lucio Visconti. Cette fascination est si grande qu’il a l’idée de porter à l’écran le quotidien de cet homme qui détient un « je ne sais quoi ».
À travers l’écriture du documentaire, le cinéaste apprend que Lucio devra fermer boutique; « il ne pouvait pas rester ouvert en vendant seulement des trucs à 5 $ ou 10 $. C’est là que l’idée de l’angle de mon film est venue. Capter le dernier mois de Lucio dans les murs de sa brocante », explique Rocco Simone.
« Lucio est un Italien d’origine qui n’a pas pris le chemin habituel des siens en arrivant ici. Il a enseigné le français dans une école primaire du Plateau durant 33 ans, tout en tenant sa boutique pendant près de 17 ans », s’étonne le cinéaste. Ce dernier soutient que le magasin de Lucio était un pont entre l’Italie et le Canada. Toutes sortes de gens passaient y faire leur tour.
En tournant ce documentaire, l’intention de Rocco Simone était bien sûr de partager une parcelle de vie de cet être singulier, mais aussi de lui rendre hommage. « C’est un homme vivant de simplicité volontaire qui reflète les valeurs d’autrefois », raconte M. Simone.
Une première expérience
Rocco Simone a des points en commun avec Lucio. Il est lui aussi Italien d’origine et tout comme le faisait Lucio, il enseigne (la musique) à des jeunes. Lucio, un trésor d’autrefois est son premier essai cinématographique et il a tourné sans aucune aide financière publique. Il est tout de même arrivé au bout de son projet et a pris goût à cette forme de création. Il compte bien retenter l’expérience dans le futur.
Lucio, un trésor d’autrefois : mercredi 13 novembre, 19 h, au Centre Leonardo Da Vinci, 8370, boul. Lacordaire, Saint-Léonard. Entrée libre. Infos : 514.376.5528