Malgré une hausse des billets vendus, des salles à moitié vides
Chaque année, Saint-Léonard propose une panoplie de spectacles dans le cadre de sa programmation culturelle. Afin de permettre à ses citoyens d’avoir accès à prix abordable au théâtre, à la danse, à la musique et au cinéma, l’arrondissement consacre 110 000 $ de son budget annuel à la culture.
Si certains spectacles sont gratuits, d’autres sont tarifés. Ces derniers sont présentés au Théâtre Mirella et Lino Saputo du Centre Leonardo da Vinci, une salle de 533 places assises.
L’an dernier, un total de 3067 personnes s’y sont rendues pour assister à l’un ou l’autre des 14 spectacles présentés. Le taux d’occupation des sièges : 41 %.
La salle est-elle à moitié vide ou à moitié pleine?
« C’est évident qu’on souhaiterait que ça soit rempli à 100 %, soutient Steeve Beaudoin, directeur des affaires publiques et du développement communautaire à l’arrondissement de Saint-Léonard. Mais on ne se donne pas comme objectif de faire salle comble à chaque représentation. Il faut être réaliste. À Montréal, je ne crois pas qu’on puisse remplir des salles de 530 places pour de la danse, par exemple. »
Selon lui, le fait que la moyenne de fréquentation progresse d’une année à l’autre est un signe encourageant. En 2012-2013, celle-ci se chiffrait à 207. En 2013-2014, c’était 219.
L’an dernier, la pièce de théâtre Marius et Fanny, mettant en vedette Rémy Girard, et le spectacle de la Saint-Valentin de l’Orchestre métropolitain du maestro Yannick Nézet-Séguin, ont réussi à faire salle comble.
Chute du nombre de spectateurs
En 2012 – 2013, Saint-Léonard avait offert huit représentations gratuites à ses citoyens, tant du cinéma que de la musique. Au total, 535 personnes en avaient profité.
L’an dernier, on a bonifié l’offre — 13 événements gratuits ont été organisés. Or, malgré cette augmentation, le nombre total de spectateurs a baissé, se chiffrant à 427.
La moyenne de fréquentation a donc chuté de moitié, passant de 66 à 32.
Selon l’arrondissement, la baisse de fréquentation s’explique en partie par la baisse de popularité du volet cinéma. La sélection comptait peut-être trop de films de répertoire et pas assez d’œuvres accessibles à un large public. Un élément qui a été pris en considération au moment de choisir les films présentés en 2014-2015.
« Il y a toujours une portion de cinéma de répertoire, mais on a ajouté du cinéma populaire. On voit une tendance, lors des congés scolaires, par exemple. Il peut y avoir beaucoup de gens pour des présentations de films », explique Hugo Bélanger, agent culturel à l’arrondissement de Saint-Léonard.
Cette année, Gabrielle, de Louise Archambault, film québécois de répertoire ayant connu un certain succès populaire en salle, sera l’un des films présentés.
« On ne présentera pas des blockbusters, ce n’est pas dans notre mandat. On ne rivalisera pas les grandes chaînes de cinéma, ce n’est pas notre objectif. On est à l’aise avec les films qu’on présente, ils répondent davantage aux besoins de la clientèle visée », conclut M. Beaudoin.
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