Sud-Ouest

Faire une différence pour la communauté

Faire une différence pour la communauté

Poignée de main solide et sourire aux lèvres, le nouveau commandant du poste 15, Marc-André Dorion, nous accueille dans son bureau au coin des rues de l’Église et Angers, dans le quartier Côte Saint-Paul de l’arrondissement du Sud Ouest. En fonction depuis deux mois, il relève un beau défi.

Au cours des trois dernières années, il a tenu les rênes du poste de Pointe-Claire-Dorval, qui est maintenant entre les mains Sylvain Malo, un ancien lieutenant du poste 15. M. Dorion a accepté le poste parce que le quartier est reconnu pour son niveau d’action et de haut volume opérationnel ainsi que pour ses enjeux communautaires.

Il gère une équipe de 104 personnes, dont 28 brigadiers. «Mon rôle, dit-il, c’est de donner aux policiers les bons outils afin qu’ils puissent bien faire leur travail.»

Collaboration

«Cela m’impressionne de voir à quel point notre poste de police est ancré dans la communauté», observe-t-il.

La sécurité publique, selon lui, n’est pas juste une affaire de police. Les agents sociaux communautaires travaillent de concert avec un comité de vigie qui assure une collaboration avec tous les intervenants du milieu en cas de problème.

«Outre l’aspect répressif, il y a aussi celui de résoudre les problèmes à long terme, et ce, de façon significative», précise le nouveau commandant.

À l’occasion, les policiers s’impliquent dans la vie de leur quartier grâce au projet Symbiose. Deux agents passent ainsi une journée dans un organisme. Et à l’inverse, deux personnes issues de ces groupes vivront une expérience avec les policiers.

Avec son équipe, M. Dorion s’engage aussi au sein du comité des nouveaux arrivants. «Dans certains pays, la relation avec les forces policières n’est pas toujours la même. On leur fait comprendre que nous sommes là pour les aider», souligne-t-il.

Ascension

Depuis son arrivée en 1998 au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), M. Dorion a occupé le poste de patrouilleur à vélo, agent d’information, policier au sein d’un groupe d’intervention anti-émeute et plus récemment à la planification opérationnelle.

Ce papa de deux fillettes de 3 ans et 5 ans privilégie le travail d’équipe et une ambiance positive au poste. «Nos policiers sont confrontés à des événements tragiques. Mon rôle c’est d’être disponible pour les aider. Nous sommes des êtres humains. Parfois on peut être jugé sévèrement alors qu’on a une fraction de seconde pour prendre une décision.»

L’homme de 41 ans aime acquérir de nouvelles connaissances. Après sept ans d’études à temps partiel, il a terminé, en 2017, une maîtrise en administration publique à l’École d’administration publique (ENAP). Il détient aussi un certificat en droit.

De père en fils

On peut dire que Marc-André Dorion est tombé dans la police quand il était petit. Même si le droit et la biologie l’intéressent, il choisit plutôt de suivre les traces de son père, alors policier à la Sûreté du Québec. «Plus jeune, j’étais attiré par l’adrénaline et d’attraper des voleurs. Aujourd’hui, je travaille pour avoir un impact significatif dans la vie des gens», raconte le commandant.

Dans son bureau, on retrouve le képi de son papa, aujourd’hui à la retraite. «Il était très fier de me remettre mon diplôme de policier», confie-t-il.

Le père et le fils ont plusieurs autres affinités, dont leur passion pour la balle-molle. Avec leurs collègues, ils ont remporté la médaille d’or aux Jeux nord-américains des policiers-pompiers à Drummondville, en 2016.