Sud-Ouest
16:29 29 mai 2020 | mise à jour le: 30 mai 2020 à 08:50 temps de lecture: 3 minutes

Une réouverture en douceur pour des commerces du Sud-Ouest

Une réouverture en douceur pour des commerces du Sud-Ouest
Photo: Voix Pop – Frédéric Lacroix-CoutureLa directrice de la boutique Lola Petite-Bourgogne sur Notre-Dame Ouest, Érika Boies, se réjouit de retrouver sa clientèle, après deux mois de fermeture.

Sans être la cohue, des commerces du Sud-Ouest retrouvent tranquillement leurs clients depuis la réouverture, lundi dernier. Ils ont dû mettre en œuvre de nouvelles pratiques que la clientèle respecte sans problème, mais qui change la façon de magasiner.

«Ça va très bien, mais ce n’est pas non plus la folie», lance d’emblée la propriétaire de la boutique de vêtements L’Essentiel MF, Marie-France Tremblay. Son commerce accueille les gens sur rendez-vous.

Comme l’entreprise de la rue Saint-Patrick, d’autres connaissent un taux de fréquentation plus faible.

«Je ne peux pas dire que les clients sont au rendez-vous, mais je ne peux pas dire non plus que j’ai eu personne. J’ai environ 20% d’achalandage par rapport à la normale», indique la propriétaire d’Artifice Encadrement, Sophie Clerk.

Le magasin Lola Petite-Bourgogne a retrouvé sa clientèle régulière. Toutefois, la directrice Erika Boies se serait attendue à davantage de monde alors que beaucoup de promotion est faite autour de l’achat local.

«Je suis contente qu’on soit rouvert, mais je m’attendais à une plus grande vague que ça, à avoir de nouveaux clients», se désole-t-elle.

Respectueux

Les commerçants ont adopté différentes mesures pour le respecter les directives sanitaires: lavage des mains, nombre de clients restreint à l’intérieur, sens de la circulation dans les allées, nettoyage intensif, port du masque, interdiction de toucher aux produits et mise en quarantaine des vêtements essayés, par exemple.

«Les clients sont respectueux des consignes, note Mme Tremblay. Tout le monde porte un masque et des gants. On s’assure aussi que personne ne se croise.»

Sans être avertie, la clientèle prend elle-même la précaution de ne pas toucher aux items. «C’est une des mesures que je voulais prendre. Mais c’est venu comme spontané. Je n’ai pas eu besoin de le dire», se réjouit la propriétaire de la brocante Chez Aicha, Férida Marzouki.

Les craintes se dissipent aussi tranquillement, «Plus la semaine avance, mieux ça va. Les gens qui étaient là lundi (25 mai) avaient peur de toucher aux étiquettes. Les clients commencent à être plus à l’aise», constate Mme Boies.

L’expérience du magasinage s’avère toutefois quelque peu transformée. «On avait parfois des clients réguliers qui passaient discuter pendant cinq minutes. Quand ils entrent dans la boutique, c’est plus dans un but précis pour venir chercher quelque chose que juste de flâner», expose Émilie Bordat, propriétaire de la boutique Karibu.

En ligne

Chez plusieurs entrepreneurs, l’achat sur le web est devenu un incontournable depuis la pandémie. Plusieurs ont développé une boutique en ligne, qui a permis de réduire les pertes.

«Ç’a permis aux gens de découvrir que nous n’étions pas seulement un distributeur de beanbags ou de hamacs. Ils ont eu envie d’acheter d’autres produits», mentionne Mme Bordat, qui reçoit beaucoup de commandes de gens de l’extérieur de Montréal.

Chez Aicha, ses premières ventes ont d’ailleurs été réalisées sur la plateforme Marketplace de Facebook depuis la réouverture. La propriétaire souhaite désormais davantage miser sur le web.

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