Sud-Ouest
17:36 21 juillet 2020 | mise à jour le: 22 juillet 2020 à 16:35 temps de lecture: 3 minutes

Projet d’agriculture urbaine au Bâtiment 7

Projet d’agriculture urbaine au Bâtiment 7
Photo: Gracieuseté - Joseph BergeronUne petite serre a été construite aux abords du Bâtiment 7.

Une multitude de légumes poussent cet été à l’extérieur du Bâtiment 7. Ce sont les premières cultures du projet-pilote la Fermette qui vise à prendre de l’expansion dans les prochaines années afin d’accroître l’autonomie alimentaire de Pointe-Saint-Charles.

Des jardins, un petit poulailler, des bacs, des arbres fruitiers et une serre trois saisons d’environ sept mètres de long ont pris forme au cours des dernières semaines. «On a débuté avec ce qu’on pourrait dire, un projet un peu modeste, mais ça commence à avoir de l’envergure», mentionne l’un des coordonnateurs, Joseph Bergeron.

Concombres, tomates, aubergines, radis, laitues, carottes et artichauts sont quelques exemples des légumes qui sortent actuellement de terre. Pour le moment, les récoltes ont lieu principalement sous forme d’autocueillettes avec des résidents.

«Les gens aiment ça se mettre les mains dans la terre et laisser une petite donation. Ça intéresse plein de monde, il y a plein de nouvelles personnes qui viennent, non seulement pour visiter, mais aussi pour s’impliquer et travailler sur les jardins», observe M. Bergeron.

La petite serre servira à alimenter en semis les jardins collectifs et communautaires du quartier. «On va essayer aussi de faire des cultures plus productives, comme probablement des tomates, concombres, aubergines et haricots», évoque la chargée de projet au Club populaire de consommateurs et responsable des jardins collectifs, Kristen Perry.

Développement

Menée par plusieurs organismes, l’initiative est dans les plans depuis quelques années. Différentes avenues ont été regardées, mais demandent du temps à mettre en place.

Avec la pandémie qui a mis l’accent sur les enjeux de production locale et d’autosuffisance alimentaire, les intervenants ont décidé de lancer le projet cette année.

«C’est la première version parce que l’objectif à long terme c’est d’avoir une fermette urbaine pas mal plus grande», indique Joseph Bergeron.

Le but est de pouvoir fournir aux résidents du quartier, ainsi qu’à l’épicerie Le Détour et le Club populaire des consommateurs, des légumes frais et abordables.

«Pour moi, c’est important de reprendre le pouvoir sur notre alimentation. Si on peut faire pousser nos légumes, on a le choix sur ce qu’on va cultiver, selon les contraintes des saisons. C’est vraiment un apprentissage pour être plus autonomes et avoir moins de dépendance envers les marchés», fait valoir Mme Perry.

Cette expansion pourrait passer par les terres du lot 5, que la Ville de Montréal souhaite acquérir du Groupe Mach. D’une superficie de plusieurs milliers de mètres carrés, le terrain adjacent au Bâtiment 7 pourrait être cédé et réhabilité pour l’agriculture urbaine l’an prochain.

Des conteneurs seront aussi bientôt aménagés afin de développer un volet de transformation, comme produire des conserves. Un aspect éducatif est également déployé. Des enfants viennent arroser les plantations ou s’occuper des poules.

À long terme, l’utilisation et la rénovation du Oil Store, un édifice situé près du Bâtiment 7, fait aussi partie des plans de la Fermette.

Le collectif 7 À Nous, le Club populaire de consommateurs de Pointe-Saint-Charles, l’épicerie Le Détour et Action-Gardien participent au projet de la Fermette.

140 000

La Fermette a obtenu un financement de 140 000$ par l’entremise de divers programmes de subventions.

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