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Festival Jamais Lu: une 20e édition diversifiée

Le Festival Jamais Lu sera présenté du 19 au 28 août au Théâtre aux écuries. Photo: Gracieuseté/Studio 200

C’est avec une programmation poétique et théâtrale diversifiée que la 20e édition du Festival Jamais Lu se tiendra aux Théâtre aux écuries du 19 au 28 août. Sa cofondatrice, Marcelle Dubois, a fait l’annonce de la programmation le 2 août avec le reste de son équipe.

C’est le metteur en scène de théâtre Martin Faucher qui aura le privilège de partir l’événement avec Jusqu’où te mènera ta langue ?, une œuvre créée il y a dix ans pour l’événement où l’actualité y est abordée en long et en large. La pièce a été adaptée pour que le tout colle à ce qui se passe en 2021.

Il dirigera six interprètes accompagnés des musiciens Navet Confit et Benoît Landry. 

« 6 comédiens et comédiennes et 2 musiciens s’emparent de cette matière pour en faire une fête jouissive des mots », indique le communiqué de presse de l’activité.

Une formule hybride

Étant donné la crise sanitaire, le festival sera présenté à la fois dans la grande salle du Théâtre aux écuries et en webdiffusion.

«Habituellement, on peut accueillir 140 personnes dans la grande salle. Pour cette année, on pourra recevoir entre 80 et 100 personnes, ce qui est quand même beaucoup dans le contexte actuel », explique la cofondatrice du festival, Marcelle Dubois.

Vingt années de « pur bonheur »

Fondé en 2001, Jamais Lu a pour objectif de créer un lien fort entre le public et les dramaturges québécois d’aujourd’hui, en particulier ceux de la relève, en leur offrant une tribune pour diffuser leur parole théâtrale.

Alors qu’elle était jeune autrice, Marcelle Dubois constatait qu’il était extrêmement difficile pour elle et ses collègues de l’École nationale de théâtre du Canada de se faire valoir artistiquement au sein des institutions théâtrales.

« On s’est dit que tant qu’à attendre, on allait créer notre propre festival et se faire valoir par nous-même », affirme Mme Dubois.

Dès la première édition, s’étant déroulée dans un café situé en face de l’École nationale de théâtre, plusieurs textes ont été présentés au public comme celui de Bazhir Lazhar d’Évelyne de la Chenelière, lequel a été adaptée au cinéma par Philippe Falardeau. Le film a été en nomination dans la catégorie meilleur film en langue étrangère aux Oscars en 2012.

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