La décision du CRTC tiendra-t-elle le coup?
Bien que la récente décision
du CRTC ait suscité un vent de mécontentement bien senti au Canada,
plusieurs ont été surpris de voir le gouvernement fédéral se mettre de
la partie. Par le biais de Twitter, le premier ministre Harper s’est dit
préoccupé de la décision du CRTC et de ses conséquences sur les
consommateurs.
«Nous sommes très préoccupés par la
décision du CRTC sur la facture de l’utilisateur-payeur et de ses
impacts sur les consommateurs. J’ai demandé une révision de la
décision», annonçait en après-midi Stephen Harper,
le mardi 1er février sur Twitter. D’ailleurs, un message similaire
avait été posté par le porte-parole de Harper, Dimitri Soudas, quelques
minutes auparavant.
Ces tweets surviennent le même jour que l’annonce par le ministre de
l’Industrie, Tony Clement, de son intention d’analyser plus en
profondeur la décision du Conseil de la radiodiffusion et des
télécommunications canadiennes (CRTC) de mettre fin aux forfaits
illimités. La décision du CRTC est donc en train de prendre une saveur
politique.
La raison pour laquelle les politiciens examinent de près l’objet du
mécontentement des Canadiens pourrait bien être la tenue probable
d’élections ce printemps. D’ailleurs, les libéraux et le NPD ont aussi
pris le parti des consommateurs, en prônant le retour des forfaits
illimités sur le web. Le CRTC a récemment modifié la façon dont les
fournisseurs d’accès Internet factureront leurs clients, en fonction de
leur consommation réelle de la bande passante.
Les consommateurs, entre autres, craignent que cette décision
n’engendre une hausse des tarifs, abaissent la limite maximale de
capacité de téléchargement et une facturation reflétant chaque Go de
données excédentaires consommé.