Coupe Davis: un Verdunois mène son équipe à la victoire
Le 29 novembre, l’équipe britannique remportait pour la première fois depuis 1936 la victoire lors de la Coupe Davis, la plus prestigieuse compétition de tennis en équipe. Derrière cet exploit se cache un homme originaire de Verdun, Louis Cayer, ancien entraîneur du Club de tennis de L’Île-des-Sœurs, et premier Canadien à mettre la main sur ce convoité trophée.
Né sur la 1re Avenue en 1952, Louis Cayer est souvent décrit comme l’un des meilleurs et des plus productifs entraîneurs au monde.
En plus d’avoir travaillé avec six joueurs du top 100 individuel, il a été tour à tour entraîneur (1989-1993) et capitaine (1994-2000) de l’équipe Canada lors de la Coupe Davis. En double, sa spécialité, plusieurs de ses équipes font désormais partie des grands noms du sport.
M. Cayer a mené à la médaille d’or Sébastien Lareau et Daniel Nestor lors des Jeux olympiques de Sydney. Deux ans plus tard, Jonathan Marray et Frederik Nielson sortent vainqueurs du tournoi Wimbledon.
«Mes athlètes disent de moi que je suis un bon pédagogue,» dit humblement M. Cayer lorsqu’on lui demande à quoi il attribue son succès, dans une entrevue téléphonique en direct de Londres.
«Je pense que j’ai vraiment les gens que j’entraîne et leur développement à cœur, et qu’ils le sentent. Je retiens toujours cette phrase: Les gens se soucient de ce que tu sais lorsqu’ils savent que tu te soucies d’eux.»
Une victoire aux allures de conte de fées
En 2001, lors d’une conférence à Londres, le Verdunois rencontre celle qui allait devenir l’amour de sa vie. Six ans plus tard, suivant son coeur, il déménage en Angleterre, le berceau du tennis, où il devient entraîneur pour la Fédération britannique.
Depuis, près d’une dizaine de joueurs britanniques en double se sont hissés dans le top 100, alors qu’aucun n’y figurait au tournant des années 2000.
Cette année, alors que l’Angleterre est couronnée championne à la Coupe Davis, c’est la consécration pour l’entraîneur québécois.
«Le capitaine et moi étions confiants dès le début. On a tous les deux assisté à la progression des Britanniques Andy et Jamie Murray, qui sont respectivement deuxième au monde en simple et septième au monde en double. La possibilité de gagner était là, mais c’était tout un défi. Je dirais que ça complète pas mal tout ce que je pouvais accomplir en tant que coach.»
Tous ces exploits ne l’empêchent pas de regarder en avant. Dans les prochaines années, Louis Cayer compte s’affairer à préparer la prochaine génération et s’impliquer davantage dans la formation des entraîneurs. Ses nouvelles responsabilités permettront à celui qui voyage plus de six mois par année de passer un peu plus de temps à la maison, auprès de sa femme et de son fils de quatre ans, Sebastian.

