Nicaragua, une contrée inaltérée
Ce pays méconnu d’Amérique latine n’est pas aussi prestigieux que ses voisins. Néanmoins, cette destination vacances abordable offre des panoramas splendides.
Avec sa riche biodiversité, son littoral magnifique et ses formidables aventures, il est étonnant que le Nicaragua ne soit pas une destination touristique courue, mais ce n’est pas sans raison. Contrairement à son voisin du sud plus populaire, le Costa Rica, le Nicaragua est encore en développement, après avoir connu de nombreuses années de perturbations politiques. Les innombrables possibilités qu’il présente compensent son manque d’infrastructures. Heureusement, le Nicaragua, encore très abordable tant pour les globe-trotters que pour les investisseurs, n’a pas encore subi les conséquences majeures d’un afflux de touristes. Plus de la moitié des touristes optent pour le Nicaragua sur les conseils de leurs amis et des membres de leur famille. Le bouche à oreille fonctionne, et pour cause! Voici des renseignements sur six attractions de la côte Pacifique qui donnent une bonne idée de ce pays.
Manger à Managua
À l’Intermezzo del Bosque, un restaurant extérieur spacieux qui surplombe la capitale, les constellations illuminent autant les tables des clients que la voûte céleste. La brise fraîche qui apporte le chant d’opéra des cigales ajoute à l’ambiance romantique. En sirotant un macuá (cocktail fait de rhum Flor de Caña ainsi que de jus de citron et de goyave), les clients peuvent contempler la vue panoramique depuis le sentier d’observation qui domine la falaise. Ils peuvent ensuite terminer cette expérience gastronomique sensationnelle en dégustant des hojuelas. Ce dessert simple consiste en des tortillas de maïs frites et croustillantes trempées dans le miel. Les crevettes fraîches sont aussi des incontournables.
Magasiner à Masaya
Les touristes peuvent passer des heures à dépenser des cordobas, la monnaie nationale, et à parcourir le marché de Masaya à la recherche de souvenirs. Les artisans talentueux proposent des articles de toutes sortes : des produits de cuir, des poteries, des hamacs, des xylophones imposants appelés marimbas et des masques qui célèbrent le folklore du pays. Ils peuvent troquer le marchandage contre une randonnée dans la forêt tropicale sèche entourant le volcan Masaya, situé à proximité. La fumée âcre qui s’élève du cratère en volutes pique le nez des randonneurs, tandis que des morceaux de pierre ponce s’amassent dans leurs sandales.
Loger à Granada
Cette ville coloniale, située sur la rive du plus grand lac d’Amérique centrale, le lac Nicaragua, est toujours prête à accueillir des visiteurs. Les routards et les cyclistes flânent dans les rues pavées de pierres, bordées de citronniers et de caféiers. Par les grilles métalliques ornées des maisons mauresques peintes de toutes les couleurs imaginables, on a un aperçu du rythme de vie lent de leurs habitants. Le soir, les aînés, assis dans leur berceuse en osier, socialisent, alors que les jeunes couples s’enlacent sur les marches de la cathédrale. On peut commencer la journée par un déjeuner traditionnel composé de riz aux haricots, d’œufs, de fromage et de tortillas à l’hôtel de style victorien Dario, sis au cœur de la ville et préservé de façon impeccable.
Passer un après-midi à l’île d’Ometepe
Les passagers du traversier menant à l’île déserte qui s’élève au centre du lac Nicaragua peuvent prendre des photos du volcan Concepción, l’un des deux volcans qui forment cette réserve de la biosphère fertile. De forme parfaitement conique, il est très actif. De plus, on peut explorer les plantations de bananiers et les exploitations bovines ou faire du kayak dans la lagune du Charco Verde ou dans le lac même, où les vagues sont aussi immenses que dans l’océan. Moyennant seulement 2 $, on se baigne dans les bassins d’eau de source d’Ojo de Agua.
Se détendre à San Juan del Sur
À l’entrée de ce village de surfeurs à l’atmosphère décontractée, un panneau annonçant des condos arbore le slogan suivant : «Vivez vos rêves.» Un nombre croissant d’expatriés s’y installent justement dans ce but. La navette de la Casa Oro peut être empruntée pour se rendre à Playa Remanso, une plage tranquille située à proximité, où les débutants peuvent s’initier au surf d’eau vive. De retour à San Juan, rendez-vous au Gato Negro, qui est à la fois une librairie, un café et un lieu de rassemblement pour les Américains, afin de déguster une banane au chocolat ou un café glacé. Devant le soleil couchant, le studio Zen Yoga offre une fin de journée au son de la guitare, une coupe de vin à la main.
S’isoler à San Carlos
Ceux qui souhaitent se reposer loin de tout peuvent faire quatre heures de route, à partir de Managua, sur la côte est du lac Nicaragua, ou bien une heure de canot à moteur sur le fleuve San Juan, qui borde le Costa Rica, pour se rendre au Montecristo River Lodge. Même s’il est loin des centres urbains, il n’est jamais tout à fait silencieux, car on y entend le son enveloppant des oiseaux et des insectes dans les chalets rustiques privés. Le décor est éclectique. Décolorées par les puissants rayons du soleil, des pancartes de bois sur lesquelles sont inscrits le nom et l’origine des visiteurs balisent les sentiers.