Un premier contact avec Chine
La Chine est immense. En quelques jours, on ne peut goûter qu’une infime partie de sa diversité. Lors d’une première visite, on veut bien sûr admirer la Grande Muraille à Beijing, observer les guerriers de terre cuite à Xi’an et marcher sur le Bund à Shanghai. Les grands classiques, quoi. Mais c’est en sortant quelque peu des lieux touristiques qu’on est le plus séduit.
Voici comment profiter des incontournables, en trois temps, de l’empire du Milieu, tout en ajoutant quelques touches de magie sur notre route… avant d’y revenir pour explorer la Chine profonde.
Beijing
La grande Beijing. La gigantesque Beijing. Difficile de parcourir cette ville de 16 000 km2 (Montréal en fait 364!) en entier en seulement quatre jours. Avant de débarquer dans la capitale chinoise, on s’imagine qu’on sera noyé dans les foules. Mais la vaste superficie de la cité fait qu’on y respire plutôt bien! Deuxième constat : la ville brille comme un sou neuf. Pas un déchet par terre. On nettoie les rues et les trottoirs trois fois par jour. Si la capitale chinoise s’est quelque peu occidentalisée ces dernières années, c’est à son histoire qu’on veut d’abord goûter.
Bien sûr, il faut y voir ceci…
- La Cité interdite. Palais impérial sous la dynastie Ming, l’endroit impressionne par sa grandeur. On y compte 9 999 pièces puisque, selon l’histoire, seules les divinités avaient droit à un palais de 10 000 pièces.
- La place Tian’anmen. La plus grande place publique au monde. Tout le monde veut qu’on prenne son portrait à côté de celui de Mao, qui veille sur l’endroit.
- La Grande Muraille. La mythique. On n’apercevra qu’une parcelle des 6 700 km de la construction, mais on pourra dire qu’on a marché dessus. Armez-vous d’une bonne paire de souliers puisque certaines marches sont hautes, que la muraille est escarpée et que l’ascension est ardue. À quelques marches du «sommet», c’est davantage l’orgueil qui nous pousse jusqu’au bout.
- Les installations olympiques. Le monde entier s’est émerveillé devant la cérémonie d’ouverture des Jeux de 2008 dans le Nid d’oiseau et a vibré devant les records que Michael Phelps a fracassés au Cube d’eau. Si le secteur olympique manque un peu de vie aujourd’hui, il est impressionnant de se retrouver au centre du stade et à quelques mètres de la piscine olympique.
… mais il faut aussi y vivre ceci
- Faire une promenade un dimanche avant-midi au parc du Temple du ciel. On croit aller visiter un autre temple, celui où l’empereur se rendait deux fois par an pour y faire des sacrifices au ciel, mais on découvre un bijou : le quotidien des Pékinois. Et on tire des leçons de ce qui se déroule sous nos yeux. Des mamies et des papis qui font leur tai-chi, qui dansent, qui font du sport ou qui chantent. Touchant.
- Prendre le thé dans un salon chinois. Les Chinois sont les maîtres du thé. Humer les arômes, goûter les différentes variétés et regarder le rituel qui s’y rattache dans un vrai salon de thé chinois est un pur bonheur.
- Goûter au canard laqué. C’est la spécialité de Beijing. On ne peut quitter la ville sans prendre un repas de canard. Avec la peau, bien sûr. C’est le meilleur.
Xi’an
Xi’an, ancienne capitale de la Chine sous les dynasties Han et Tang, a beaucoup à offrir. Et les habitants y sont hyper accueillants. La ville vit un boom extraordinaire, alors vous devrez vivre avec les nombreux chantiers. Mais vous serez protégés par l’armée de terre cuite ou par les remparts de la vieille ville. Alors pas de souci.
Bien sûr, il faut y voir ceci…
- L’armée de terre cuite. Vieux de 2 000 ans, ces impressionnants guerriers qui protègent l’empereur Qin n’ont été découverts qu’en 1974 par un paysan qui creusait son champ. Quelque 30 ans plus tard, c’est l’un des sites touristiques les plus prisés. Peut-être un peu trop même. Y trouverait-on plus de touristes que de guerriers?
- La vieille ville. Les remparts de Xi’an protègent une vieille ville magnifique, avec en son centre la tour de la Cloche. Xi’an est d’ailleurs jumelée à la Ville de Québec en raison de ses fameuses fortifications.
… mais il faut aussi y vivre ceci
- Faire une balade à vélo sur les remparts. On ne peut pas se rendre en Chine sans y faire un tour de vélo, les remparts de Xi’an sont l’endroit tout indiqué pour le faire de façon originale. Pour une bouchée de pain, vous pourrez louer un vélo afin de parcourir les 12 kilomètres de remparts datant du 14e siècle.
- Manger à Xi’an… et manger encore. On mange bien en Chine. On mange encore mieux à Xi’an. Les raviolis (ou dumplings) y sont délicieux et fourrés de tout ce que vous pouvez imaginer. Les manger dans un restaurant local ne fera qu’ajouter à l’expérience. Vous voudrez aussi goûter à l’authentique fondue chinoise. Pas de farce! Et pourquoi ne pas accompagner votre repas d’une Tsin Tao, la bière la plus populaire de Chine?
Shanghai
Shanghai, c’est la démesure. Le terrain de jeu des architectes. La très jeune ville chinoise et la plus peuplée du pays fascine par sa différence. Pudong, à l’est de la rivière Huangpu, qui sépare la ville, n’existe que depuis 1990. Avant, des champs recouvraient l’espace où les buildings les plus reconnaissables de Shanghai se dressent aujourd’hui. La ville se refait une beauté avant l’Exposition universelle de 2010.
Bien sûr, il faut y voir ceci…
- Le jardin Yu. Dans le vieux Shanghai, c’est le modèle parfait du jardin chinois. Après la visite, le marché adjacent est l’endroit idéal pour dénicher ses souvenirs de voyage. Mais gare aux pickpockets!
- Le Bund. C’est le boulevard qui longe la Huangpu. On y retrouve des bâtiments coloniaux des années 1930, mais c’est surtout l’endroit parfait pour observer les tours de Pudong, dont la plus célèbre, la tour de la télévision. La croisière de nuit vaut aussi le détour pour admirer les tours illuminées.
… mais il faut aussi y vivre ceci
- Visiter Suzhou. Suzhou, c’est la Venise de la Chine. À deux heures de Shanghai, elle est un havre de paix à côté de la très animée et dense ville des affaires. Des canaux sillonnent la ville, et de nombreux jardins – neuf font partie du patrimoine mondial de l’UNESCO – lui permettent de respirer. À faire absolument : un tour de bateau sur le canal et une visite d’une fabrique de soie.
- Avoir le vertige dans le «décapsuleur». Le World Financial Center de Shanghai est le deuxième plus haut gratte-ciel du monde. On le surnomme le décapsuleur à cause de son ouverture au sommet. Sommet duquel on a une vue imprenable sur la ville. Avis aux intéressés, les fondations d’un autre gratte-ciel qui sera encore plus élevé sont déjà en place.
- Admirer les acrobates de Shanghai. Ils sont parmi les meilleurs au monde. Les spectacles traditionnels pullulent en Chine. Pourquoi ne pas profiter de la ville la plus moderne du pays pour s’offrir autre chose que de l’opéra chinois? Renversant.
*Les frais de ce voyage ont été payés par le Bureau de tourisme de Chine et Voyages Wonder.