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Derrière les paillettes de Cloclo

Photo: Anouchka de Williencourt/Les films Séville

Avec le biopic Cloclo, Florent Emilio Siri a voulu voir qui se cachait derrière la légende Claude François. Entretien avec le cinéaste.

Quel personnage de cinéma, Claude François!
Oui! C’est exactement ce qui m’a donné envie d’en faire un film. Comme beaucoup de gens, j’avais une image un peu lisse de lui, parce qu’il se cachait beaucoup derrière son costume à paillettes. [Mais, faire ce film]m’a fait découvrir un personnage extraordinaire, complexe et contradictoire, avec un destin incomparable. Je me suis passionné pour le sujet!

Avez-vous fait ce film davantage pour les cinéphiles ou pour les fans?
Je ne me suis pas vraiment posé la question des fans, car je pense que les vrais connaissent déjà parfaitement sa vie. Je ne crois pas qu’ils aient appris quelque chose sur leur idole avec mon film; mais je crois qu’ils ont partagé son intimité.

À un moment donné, le personnage de Cloclo dit à sa compagne: «Chaque détail compte». Avez-vous appliqué cette même philosophie à votre mise en scène, à votre récit, aux costumes…?
J’essaye toujours! Je travaille beaucoup sur les détails, car ce que j’aime, au cinéma, c’est être complètement pris par l’intrigue. Il faut être vigilant, car dans les films d’époque, le moindre détail peut nous faire sortir de l’histoire. Il faut dire que j’ai eu beaucoup de chance, car, comme Claude François était narcissique, il y avait énormément de documentation, de photos, de vidéos de lui, de ses voitures, de ses costumes…

Ça devait être fascinant! Tout comme ces passages où vous montrez la façon dont ça marchait avec les compagnies de disques et comment Claude François en est venu à créer son propre label…
Oui, il était le premier artiste indépendant moderne. À l’époque, dire merde à une maison de disques, il fallait du courage pour le faire!

Pensez-vous que ce courage, et son désir de s’en sortir seul sont imputables au milieu dans lequel il a grandi?
Oui, il a connu les abîmes et il a toujours eu peur d’y retomber. Il n’a jamais eu la reconnaissance de son père et, sa mère l’aimait mal. Il avait cette volonté de vivre à 100 à l’heure et d’être aimé de tous. Il avait un petit côté Sarkozy!

Dans le film, vous dépeignez le schisme qui existait entre les fans de Hallyday et François. Vous, ado, étiez vous davantage Cloclo ou Johnny?

Ah, moi, j’étais plutôt rock et soul américaine!

Pour finir, votre chanson préférée de François?

Le mal-aimé!

Cloclo
En salle dès vendredi

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