Culture
07:00 1 novembre 2017 | mise à jour le: 1 novembre 2017 à 07:00 Temps de lecture: 5 minutes

Breathe: Un souffle nouveau

Breathe: Un souffle nouveau
Photo: Collaboration spéciale

C’est une émouvante romance que propose l’acteur devenu réalisateur Andy Serkis avec son film Breathe.

Tout le monde connaît Andy Serkis même si presque personne n’est capable d’associer un visage à son nom. C’est lui qui a personnifié Gollum dans The Lord of the Rings et César dans les derniers épisodes de Planet of the Apes (vivement une nomination aux Oscars pour sa plus récente performance!).

Pendant la postproduction de son long métrage The Jungle Book, qui doit sortir l’année prochaine («C’est une relecture sombre qui se rapproche des écrits originaux de Rudyard Kipling», précise le comédien), il a décidé de porter à l’écran le destin des parents de son ami producteur Jonathan Cavendish. Il s’agit des luttes quotidiennes d’un père atteint de polio et du soutien apporté par son épouse.

«C’est un des scénarios les plus beaux et les plus touchants que j’aie pu lire», admet le cinéaste au bout du fil, qui a assuré par le passé la réalisation de la deuxième équipe de la trilogie du Hobbit de Peter Jackson. «Ce sujet m’était familier parce que mon père est docteur, ma mère s’est occupée d’enfants malades qui souffraient de ce type de maladies et ma sœur est en fauteuil roulant.»

Pour interpréter cet être paralysé, branché à un respirateur, qui tente d’améliorer les conditions de vie de ses semblables, Andy Serkis a jeté son dévolu sur Andrew Garfield, qui en avait souffert un coup sur Silence et Hacksaw Ridge. «Je trouvais ça intéressant de prendre quelqu’un de très athlétique pour le dénuer de ses attributs, raconte le metteur en scène britannique. Tout passe par ses expressions faciales, sa voix, et l’énergie d’Andrew était renversante. Je n’aurais pas pu faire ce film sans lui et Claire Foy, qui joue sa femme.»

Breathe est avant tout une histoire d’amour qui persiste malgré les épreuves et qui semble appartenir à une autre époque. «J’ai tout fait pour rappeler au public qu’il est en train de regarder un vieux film romantique, autant dans ma façon de tourner que dans celle d’utiliser la musique, dit son créateur. Leur relation est au cœur de tout.»

 «Je ne voulais pas faire un film sombre et misérabiliste sur l’invalidité. Nous parlons de déresponsabilisation et l’essence du projet est optimiste, avec tous ces gens qui prennent soin du personnage principal.» – Andy Serkis, réalisateur

Star Wars: Episode VIII
On «verra» bientôt Andy Serkis dans le nouvel épisode de Star Wars, où il prête de nouveau ses mouvements à Snoke, le maître de Kylo Ren. C’est un être aussi énigmatique que diabolique, dont la véritable identité n’est connue de personne.

«Ne comptez pas sur moi pour la dévoiler, lance en riant l’acteur. Tout ce que je peux dire, c’est que le réalisateur Rian Johnson a fait un boulot extraordinaire. Je pense que l’histoire va surprendre beaucoup de personnes. On va en connaître davantage sur les intentions de ce personnage qui souffre et qui est très dangereux.»

Entrevue avec Claire Foy: «Il faut être capable de rire»

Andy Serkis avait déjà travaillé avec Claire Foy «il y a plusieurs années». «J’ai vu sa carrière s’envoler vers le sommet, ajoute-t-il. Nous l’avions choisie avant le succès de The Crown [la télésérie sur la monarchie britannique]. Elle est si honnête et si vraie. Elle est parfaite pour jouer Diana.»

Métro a rencontré l’actrice de 33 ans.

Comment s’est déroulée votre collaboration devant la caméra avec Andrew Garfield?
Un des aspects les plus intéressants du métier d’acteur est de pouvoir travailler avec des gens différents. Le jeu d’acteur n’est pas l’affaire d’une seule personne. On fait partie d’une troupe. C’est très important de travailler et de grandir ensemble. C’est fascinant de voir Andrew travailler et de bûcher pour arriver à quelque chose ensemble.

Y a-t-il une ressemblance entre la reine Élizabeth II et Diana Cavendish?
Elles font partie de la même génération, ce qui ne doit pas être négligé. La génération qui a grandi durant la Deuxième Guerre mondiale a des idées très claires. Pas seulement «keep calm and carry on», mais aussi sur les difficultés de la vie. Pas question pour elle de se plaindre ou de se replier sur soi, comme nous le faisons tous. Ils vivaient le moment présent et profitaient de chaque respiration. C’est aussi vrai des gens qui sont frappés par la maladie. Une personne peut faire une blague et la gravité de la situation disparaît instantanément. Il faut être capable de rire. Que pourrait-on faire d’autre?

Breathe sort en salle vendredi.

Articles similaires