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Pierre Lapointe en pleine mutation

De son propre aveu, Pierre Lapointe en beurre épais quand il est question de son travail.

«Il faut toujours viser beaucoup, beaucoup plus haut pour arriver à quelque chose de normalement élevé, dit-il. C’est pour ça que, quand je parle de mes projets, c’est toujours la plus grosse affaire qui se passe sur la planète!»

Fort heureusement pour lui (et pour nous), l’auteur-compositeur-interprète s’est toujours montré à la hauteur des attentes.

D’un délicieux premier album éponyme à une enchanteresse Forêt des mal-aimés, en passant par des prestations scéniques de plus en plus extravagantes, Pierre Lapointe n’a pas encore connu d’échec. Une séquence heureuse qu’il compte bien prolonger avec sa toute nouvelle création, Mutantès. Le spectacle, qu’il présentera dans le cadre des 20es FrancoFolies, est sans aucun doute l’Å“uvre la plus ambitieuse de sa carrière. Mêlant plusieurs formes d’expression, Mutantès se veut une incursion dans le monde onirique de l’artiste, un spectacle concept à mi-chemin entre la comédie musicale, l’opéra rock et le théâtre expérimental.

C’est accompagné de 12 danseurs et de 7 musiciens que Pierre Lapointe foulera les planches de la salle Wilfrid-Pelletier, et c’est par l’entremise d’une vingtaine de titres – pour la plupart inédits – qu’il tentera de ravir la foule.

À l’exception de Je reviendrai, une chanson qu’il a récemment interprétée à l’émission Bons baisers de France, on ne sait pas grand-chose de la direction musicale empruntée par Lapointe. «C’est très éclectique, révèle le chanteur. Ça passe d’un état à un autre, parce que sinon, ça ferait un show assez monotone selon moi. Il y a des moments où je suis seul au piano, mais il y a aussi des trucs terriblement rock… plus rock que tout ce que j’ai fait jusqu’à présent.»

Pierre Lapointe chez les mutants
Depuis plusieurs semaines, Pierre Lapointe partage son temps entre l’École nationale de théâtre, l’Espace Go, la Place des Arts et l’Usine C, où se déroulent les répétitions de Mutantès, une nouvelle création qu’il présentera aux 20es FrancoFolies de Montréal, et dans laquelle nous ferons connaissance avec un jeune mutant, ses états d’âme et sa quête du bonheur.

Comme à l’habitude, le chanteur s’est impliqué dans toutes les facettes du projet. De la scénographie aux costumes, en passant par les éclairages et – bien entendu – la musique, rien n’échappe à l’Å“il de lynx de l’artiste.

Comme à l’habitude, Lapointe s’est aussi entouré de collaborateurs de talent qui l’aideront à concrétiser sa vision.

«J’ai toujours travaillé comme ça… même pour mes pochettes de disque, souligne-t-il au bout du fil. J’aime travailler avec des gens qui ont un esprit très, très fort, qui ont une grosse personnalité et qui ont beaucoup d’ambition, parce que je veux que leur envie de créer quelque chose de grand accote la mienne.»
Claude Poissant assurera la mise en scène du spectacle qui laissera place au chant, au jeu et à la danse.

Frédérick Gravel signera quant à lui les chorégraphies qu’exécuteront Lapointe et les 12 comédiens-chanteurs qui l’accompagneront sur scène. «Ce n’est pas de la danse de casino. On est très loin de Claude François et ses Claudettes!» avertit celui qui s’est déjà trémoussé dans le vidéoclip de la chanson Deux par deux rassemblés.

Quant au reste de l’équipe de création, il comprend Geneviève Lizotte (scénographie), Philippe Brault (arrangements musicaux),   Marie-Chantale Vaillancourt (costumes), Pascal Grand­maison (vidéos) et Martin Labrecque (éclairages).

«Je ne choisis pas gens agressifs ou des gens qui ne sont pas ouverts, indique Lapointe. Je n’ai jamais de réponse. Je n’ai que des questions; je n’ai pas d’ego, et les gens avec qui je travaille n’ont pas d’ego, non plus. Mais on a tous un but commun : celui de faire le meilleur show possible.»

Viens voir les comédiens
Pour le public, Mutantès sera une autre occasion de voir Pierre Lapointe jouer la comédie, lui qui a fait une apparition remarquée dans la télésérie Tout sur moi l’hiver dernier.

L’ancien étudiant en interprétation théâtrale au cégep de Saint-Hyacinthe ne dit pas non à une carrière à l’écran ou sur les planches, mais pas au détriment de ses escapades sur disque.

«J’ai eu des offres, mais ça n’a jamais marché, pas parce que mon horaire est trop chargé, explique-t-il. Je ne veux pas commencer à faire le chanteur qui arrête de chanter pour jouer, parce que mon premier métier, c’est de créer… mais si la création requiert le jeu, c’est tant mieux.»

Mutantès
À la Salle Wilfrid-Pelletier
Les 31 juillet, 1er et 2 août

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