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The Timekeeper: Destination Côte-Nord

Avec son nouveau film, The Timekeeper, le réalisateur de Gaz Bar Blues, Louis Bélanger, sort de son cadre habituel. Il nous amène sur la Côte-Nord, dans des paysages peu connus et encore
sauvages.

«Dans le milieu urbain, je sais comment cadrer. En forêt, c’est un arbre avec un autre arbre et encore un autre arbre!» se remémore Louis Bélanger, qui admet que cela n’a pas été facile.
Le paysage change, mais il n’y a pas seulement cela.

«J’ai surtout fait des films en milieu urbain sur un ton très réaliste, relate le réalisateur. Là, le film glisse vers des trucs un peu fantastiques.»

Des hommes inconnus vivent dans le bois ou plutôt y survivent on ne sait trop comment. Le film entretient réellement un certain mystère.

Adapation d’un roman
Pas étonnant, quand on sait que l’histoire est une adaptation du roman du même nom écrit par Trevor Ferguson, également auteur de polars sous le pseudonyme de John Farrow. Cet écrivain québécois anglophone était présent sur les lieux du tournage. Une collaboration qui s’est avérée plutôt fructueuse.

«Trevor ne voyait pas cela comme une menace pour son roman. Quand j’avais des doutes, il embarquait avec moi!» raconte le cinéaste.

Il ajoute même que Trevor est devenu un de ses amis.

C’était la première fois que Louis Bélanger adaptait un roman au grand écran. Et il reconnaît qu’adapter un texte déjà écrit est plus ardu qu’il ne l’avait imaginé au début.

«Le plus difficile, pour moi, a été le travail de concision», confie-t-il.

Le roman avait justement été choisi parmi les ouvrages de Ferguson pour la facilité de son adaptation au ciné­ma, notamment en raison de la richesse des dialogues.

«C’est un univers dur, masculin, mais tout le mon­de s’exprime avec beaucoup d’intelligence, dit-il. C’est cela qui m’a charmé!»

Et pour être le plus fidèle possible au texte, il a tourné ce long métrage en anglais, une première pour lui.

Entre le bien et le mal
L’heure de vérité, c’est l’histoire de Martin Bishop, 18 ans, qui part travailler sur un chantier du Nord-Ouest en tant que pointeur. Son père est décédé peu de temps auparavant et il ne garde de lui que les principes moraux qu’il lui a enseignés : une perception aiguë du bien et du mal.

«C’est un p’tit gars qui a tout perdu. S’il perd ça, il perd tout!» résume Louis Bélanger. Mais il va arriver dans un univers inconnu, au milieu de personnes pour le moins peu recommandables qui doivent construire 52 milles de chemin de fer en 52 jours.

«Ce sont des gens qui posent des questions sur la frontière entre le bien et le mal» raconte le cinéaste.

Les «hommes des bois» sont interprétés, entre autres, par Roy Dupuis, Craig Olejnik, Gaston Lepage et Stephen McHattie.

«Il y avait un côté audacieux au film que j’aimais bien, explique Roy Dupuis, qui incarne le personnage de Scully, un homme immoral qui est prêt à tout pour survivre. C’est ce qui est venu me chercher dans cette histoire, ce qui arrive si on met les hommes civilisés en pleine nature en enlevant les bases de la société moderne. Il y a une hiérarchie qui s’installe, quelque chose d’animal.»

The Timekeeper
En salle le 21 août

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