Les misérables: Une grande histoire
Trente-cinq comédiens en même temps, ça en fait, du monde, sur une scène! Pourtant, tout se passait de manière très fluide hier sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier, où avait lieu la première du spectacle Les Misérables, une création d’Alain Boublil et d’Herbert Kretzmer mise en scène par Frédéric Dubois.
D’abord et avant tout, il faut dire que l’histoire plus grande que nature écrite par Victor Hugo se transforme merveilleusement bien en une fresque grandiose sur les planches. Pas étonnant que cette pièce de théâtre musicale roule depuis autant d’années, et ce, en plusieurs langues.
Une solide distribution composée d’excellents chanteurs, avec à sa tête Gino Quilico en Jean Valjean et Alexandre de Grandpré en inspecteur Javert, contribue à nous faire entrer dans l’histoire dès que les premières notes sont entonnées.
Car il s’agit d’une comédie musicale du début à la fin, bien qu’à notre humble avis, quelques morceaux de dialogue chantés auraient été mieux servis s’ils avaient été tout simplement dits. En effet, à certaines occasions, on avait l’impression que les phrases mi-chantées, mi-parlées détonnaient de l’ensemble.
Néanmoins, les voix des comédiens sont bouleversantes d’émotion. On note entre autres la performance des deux Cosette (la petite, Alyson Gagnon, et la grande, Myriam Brousseau), fragiles et touchantes.
Du reste, la mise en scène, simple mais ingénieuse, usait efficacement des jeux de rideaux, de lumières et de projections pour nous transporter dans une rue de Paris, au milieu de la taverne des Thénardier ou dans le bagne où Jean Valjean a été emprisonné. Les superbes costumes, la musique, les chorégraphies sans faille, tous les ingrédients sont donc réunis pour que le charme opère.
Mais tout l’aspect extérieur demeure néanmoins surtout au service d’une histoire qui a su traverser le temps et dont les personnages demeurer aussi fascinants après tant d’années.
Les Misérables
À la salle Wilfrid-Pelletier
Jusqu’au 19 juin