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20 ans de Pearl Jam

Ned Ehrbar - Metro World News

La musique a toujours joué un rôle prépondérant dans les œuvres de Cameron Crowe. On n’a qu’a penser à Almost Famous (2000). Ce n’était donc qu’une question de temps avant que le réalisateur ne se lance à fond dans un projet comme Pearl Jam Twenty, un documentaire qui porte sur le mythique groupe de musique de Seattle. «Almost Famous traitait de l’amour de la musique et du fait d’être fan, tandis que Pearl Jam Twenty traite de l’amour de la musique et du fait d’être un groupe», précise Cameron Crowe.

Le film est sorti en salles le 20 septembre, mais il sera possible de se le procurer en DVD le 25 octobre. Un livre détaillé écrit par Jonathan Cohen en collaboration avec Mark Wilkerson et deux disques de chansons enregistrées en direct et d’enregistrements pirates sélectionnés par Cameron Crowe accompagnent le film.

Ce dernier, qui est un ami de longue date du groupe, avoue qu’il a été grandement inspiré par le documen­taire que Martin Scorsese a produit sur Bob Dylan en 2005, intitulé No Direction Home, qui n’a pas non plus connu une diffusion en salle traditionnelle. «J’étais tellement satisfait du film et inspiré par ce dernier que je voulais écouter plus de musique de Bob Dylan, raconte-t-il. Pour moi, ce n’était pas qu’un film sur Bob Dylan, mais éga­lement un film à la Bob Dylan, et je me suis dit que si nous pouvions faire un film qui nous fasse ressentir les mêmes émotions qu’un disque de Pearl Jam, nous serions sur la bonne voie.»  

Le cinéaste, qui a réussi à rassembler tous les membres du groupe dans sa co­médie romantique Singles, qui se déroulait à Seattle, en 1992, affirme avec insistance qu’il ne s’agit pas d’un simple voyage dans les coulisses du rock. «J’ai toujours pensé que l’histoire de Pearl Jam était extraordinaire, explique-t-il. Elle dépasse la simple histoire sur le rock. En fait, elle retourne à l’envers l’histoire classique du rock, celle d’un avenir prometteur, voire brillant, gâché par une tragédie à l’issue de laquelle tout le monde est malheureux. Pearl Jam, c’est le contraire. C’est une tragédie qui a été surmontée. Et ces gars-là ont trouvé le bonheur dans la survie.» 

Même si le degré d’introspection était peut-être source de malaise au départ, le groupe est plus que satisfait du produit fini. «C’est peut-être une bonne chose que le film arrive maintenant, affirme Eddie Vedder, le changeur du groupe. Depuis un bon moment, je pense que nous éprouvons de la gratitude les uns en­vers les autres. C’est un mo­ment galvanisant pour nous regarder, ce qui n’arrive pas souvent.»      

«On voit la réaction de la foule ou de nos familles qui assistent aux spectacles, poursuit-il. Ce n’est que de la musique, ce n’est que de la guitare, de la batterie et de la basse. Dans un certain sens, la transformation de cette musique en quelque chose d’autre est fantastique. Je ne veux pas me vanter, mais il est impressionnant de voir cela et d’en être témoin et, dans ce cas-ci, de s’en souvenir et de l’avoir directement sous les yeux pour pouvoir en prendre pleinement conscience. Et savoir que nous avons une base de fans très solide pour les 20 prochaines années.»

Pearl Jam Twenty
En salle dès avendredi

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