Soutenez

Marc Hervieux: italien de cœur

Jessica Émond-Ferrat - Métro

L’amour de l’opéra va-t-il de pair avec celui de l’Italie??Pour Marc Hervieux, c’est le cas. «J’ai découvert l’opéra parce que j’étais curieux de comprendre comment on fait pour chanter au maximum de sa capacité avec seulement deux cordes vocales, explique-t-il. Et c’est aussi la curiosité qui m’a poussé vers la culture italienne, qui est très liée à l’opéra. J’adore la culture, la bouffe; j’ai l’impression d’être né là-bas!»

C’est donc en quelque sorte pour rendre hommage à cette culture qu’il aime tant que le ténor a commencé, en 2008, à travailler sur l’album A Napoli, sur lequel il revisite des chansons traditionnelles napolitaines. «J’en ai enregistré une bonne partie en 2009, mais j’ai vraiment pris mon temps pour le peaufiner, explique-t-il. C’est mon projet à moi, mon bébé, alors je voulais prendre mon temps.»

Il s’agit du deuxième opus entièrement en italien que le Québécois propose, mais le premier, Tenor Aria, comprenait plutôt des airs d’opéra. «Ici, ce sont des pièces que Monsieur et Madame Tout-le-monde connaît en Italie, précise-t-il. Le chant classique se prête bien à ce genre d’exercice, car les Italiens en sont très friands.»

Même si la langue italienne lui est familière, Hervieux s’est néanmoins rendu compte que travailler avec la culture linguistique napolitaine ne serait pas une mince affaire. «Ils ont des dialectes qui changent selon la ville, explique-t-il. J’ai donc dû apprendre à chanter avec le bon accent. Mais ç’a été un travail vraiment l’fun!»

Les airs qui composent A Napoli ont beau être relativement méconnus du pu­blic d’ici, le chanteur a tout de même tenu à traiter le projet de la même manière que n’importe quel album de reprises. «Je n’ai pas choisi les pièces les plus connues ou les moins connues, mais celles pour lesquelles j’ai eu des coups de cœur, affirme-t-il. Je voulais des chansons qui provoquent de l’émotion chez moi, et auxquelles je pourrais apporter quelque chose de nouveau.»

Le fait de présenter ces airs aux oreilles «vierges» du public québécois a cependant permis à Marc Her­vieux de les «réorchestrer de A à Z», ajoute-t-il. «J’ai pu les interpréter comme j’en avais envie, ce qui aurait pu être plus complexe avec des classiques québécois, par exemple, puisque les gens sont habitués à la version qu’ils connaissent.»

Toujours occupé
A Napoli est à peine sorti en magasin que déjà Marc Hervieux travaille sur ses prochains projets. Le ténor sortira l’an prochain un album consacré aux airs d’opéra français – plus difficiles à chanter et méconnus, croit-il – et travaille aussi à un nouveau disque de Noël.

«Je veux qu’il soit fait de compositions originales, dit-il. Mon amour pour le temps des Fêtes est revenu depuis que j’ai des enfants, et je réalise que les Noëls d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec ceux de mon enfance. Je veux donc des chansons adaptées à la réalité d’aujour­d’hui.»

A Napoli
Présentement en magasin

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.