Soutenez

Steven Spielberg présente War Horse

Heidi Patalano - Metro World News

Steven Spielberg n’a pas eu un moment libre depuis au moins 36 mois. Ce n’est pas surprenant, si on considère qu’en 2011, il a produit Super 8, Transfor­mers: Dark of the Moon, Cowboys & Aliens, Real Steel et plusieurs projets télé, en plus de réaliser The Adventures of Tintin et War Horse (Cheval de guerre).

Mais un des scénaristes de War Horse, Richard Curtis, croit que Spielberg bluffe quand il dit ne pas avoir le temps de relaxer. «Je sais que c’est faux! lance-t-il au réalisateur. Je me souviens t’avoir appelé et que tu m’aies répondu : « Je ne peux pas te parler, je viens de faire exploser 147 avions sur mon iPad, je vais battre un record, peux-tu me rappeler dans cinq minutes? »» «C’est vrai que parfois, une petite partie me permet un quart d’heure de relaxation», admet Spielberg.

Métro a rencontré les deux hommes alors qu’ils étaient de passage à New York pour promouvoir leur adaptation cinématogra­phi­que de War Horse, un film épique basé sur un livre pour enfants de Michael Morpugo, publié en 1982 et adapté sur scène en 2007.


La Première Guerre mondiale est relativement peu repré­sentée au cinéma, contrairement à la Seconde, ou encore à la guerre civile ou à celle du Vietnam. À quel point l’envie de montrer ce conflit à l’écran a-t-elle joué sur votre désir de réaliser ce film?

Comme je ne considère pas War Horse comme un film de guerre, je ne considère pas qu’il s’agit d’un film sur la Premiè­re guerre mondiale. La guerre n’est qu’une toile de fond. Elle fournit l’élément dramati­que néces­sai­re pour diviser ces person­nages, et éventuelle­ment les réunir. La guerre est davantage un catalyseur qu’une cause… alors, je n’ai pas abordé ce projet comme un film de guerre. J’imagine que c’est pour cette raison que le film n’est pas coté 13 ans et plus – parce que je ne l’ai pas tourné de la même façon que Saving Private Ryan, ou produit comme Band of Brothers ou The Pacific.


Aviez-vous imaginé que, dans votre carrière, vous passeriez de faire pleurer des enfants avec E.T. à faire sangloter des adultes avec War Horse?

Ce n’était pas mon intention! (rire) Richard Curtis et moi ne nous sommes pas réunis dans une pièce pour nous dire : « Bon, nous allons raconter une histoire qui fera pleurer les hommes. » Je vous le promets! La pièce m’a fait pleurer à cause de l’espoir que Joey apporte à Albert et à tous les personnages humains. J’ai honnêtement ressenti la catharsis. Quand j’ai lu le livre, j’ai aussi eu une boule dans la gorge; quand une histoire tourne autour d’un animal, l’animal est tellement pur et innocent. On a tous été témoins de cas où les liens entre un animal et une personne sont plus forts que ceux entre les gens.


Ce projet a été lancé seulement sept mois après que vous ayez vu la pièce. Qu’est-ce qui vous a le plus interpellé à propos de cette histoire?

Quand je suis d’abord allé voir la pièce, j’ai adoré à quel point les besoins des personnages sont primaires. La famille Narracott a seulement besoin de survivre sur la terre infertile de la ferme qu’ils sont sur le point de perdre. C’est une problé­matique très forte et très pertinente que j’ai déjà vue au cinéma et qui nous émeut bien souvent. C’est véritablement une histoire de survie. Joey apporte de l’espoir à toute une série de personnage dans une sorte de récit épisodique, un style que je n’avais jamais touché avant. Ça aussi, ça m’a attiré.

War Horse

En salle dès vendredi

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.