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Nine Inch Nails: comme une tonne de briques

Photo: Yves Provencher/Métro

Machine à fumée, look industriel, éclairages perçants… Toute la scène du Centre Bell semblait crier «Nine Inch Nails!!!» jeudi soir. Et la salle? Elle criait aussi.

Si la toute récente parution de la bande à Trent Reznor, Hesitation Marks, a occupé une majeure partie de la setlist, le groupe n’a pas oublié le passé. Vingt-cinq ans de carrière, on ne lésine pas avec ça.

C’est avec Copy of A, du dernier album, que la soirée a été lancée. «I am just a copy of a copy of a copy…» a chanté le leader. Une copie? Nah. Une copie de rien du tout. Trent Reznor est tellement Nine Inch Nails qu’il ne pourrait être quelqu’un d’autre, et personne ne saurait imiter ce son.

Le visuel signature du groupe, reconnu pour ses prestations scéniques d’une incroyable intensité, était là, impressionnant. Les musiciens ont commencé dans une pluie de faisceaux. Puis, au fur et à mesure que la soirée avançait, les éclairages passaient du mauve, au bleu, puis au rouge, puis au re-mauve…En milieu de parcours, un voile translucide est descendu sur scène devant Trent et ses compagnons, faisant défiler des designs abstraits, éclatés.

Peut-être était-ce la foule, particulièrement passionnée, mais toujours est-il qu’on a ressenti une frénésie encore plus grande que la dernière fois où on avait vu la formation américaine, en 2000, au même endroit. Endroit où elle est aussi revenue huit ans plus tard. Quoi qu’il en soit, hier soir, Trent, tout en muscles, en voix et en noir, a assuré comme pas un.

Traversant les époques, nous faisant passer par plusieurs phases de sa discographie, le chanteur nous a d’abord ramenés en 2008, avec 1,000,000, tirée de The Slip. Puis, il nous a fait effectuer un retour encore plus loin, au tout début de N-I-N-à-l’envers, avec Terrible Lie, de Pretty Hate Machine. On a également spiralé dans la Downward Spiral avec March of the Pigs, d’une puissance dévastatrice, suivie de…? Nope, pas Closer. Mais plutôt de Piggy, ouaip. «Hey pig, piggy pig pig pig…»

«Nothing can stop me now», a martelé Reznor, et on l’a cru tellement fort! À ce moment du set, rien n’aurait pu arrêter l’homme. Et surtout pas des «Bonnejourrrr Montrrrréal!» des «Salout la gagne!!» ou autres trucs convenus et déformés qu’on a l’habitude d’entendre dans les shows. Trent sait bien que le temps est précieux. Moins de blabla, plus de rock. Pas de temps de pause, donc. Pure puissance.

Au moment de mettre sous presse, le groupe balançait, comme un coup de poing à la figure, additionné d’un poing fracassant les airs, l’inoubliable Head Like a Hole. On en est plutôt sorti la tête pleine, pleine, pleine de ces morceaux qui ont traversé le temps et qui n’ont pas vieilli une seule seconde.

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