Plants and Animals: Ce n'est qu'un début
Le troisième opus de Plants and Animals a beau s’intituler The End of That, le groupe montréalais continue d’avoir le vent dans les voiles.
Un album aux deux ans, pour un groupe, ça peut sembler rapide. Il s’est en effet passé quatre ans jour pour jour depuis la sortie de Parc Avenue, le premier effort de Plants and Animals, et deux ans depuis le second, La La Land. «Ç’a l’air vite, mais en même temps, on a fini le disque au mois d’août, et ça sort seulement maintenant, révèle le guitariste Nicolas Basque. Entre temps, on est allés dans un chalet les trois ensemble, on a écrit déjà plein de nouvelles tounes pour un autre disque. Si c’était juste de nous, on les sortirait même plus vite. Souvent, c’est plus la machine qui est mal adaptée au rythme de production des artistes.»
Et malgré ce rythme rapide de création, Warren Spicer, Matthew Woodley et Nicolas Basque ont réellement «pris leur temps» pour créer leur troisième opus, assure ce dernier. «On a discuté du genre de disque qu’on voulait faire, le style de pièces qui nous intéressaient, se souvient-il. On voulait vraiment travailler la structure des chansons et les rôles de chacun quand on allait enregistrer. On voulait être le plus direct, le plus vrai possible.»
De la même façon, Warren Spicer a signé des paroles qu’il souhaitait tout aussi authentiques. «On voulait vraiment y faire passer le plus d’émotion possible, précise Nicolas Basque. La plupart des pièces, Warren les a chantées en une prise, pendant qu’on jouait de la guitare ou du piano. Je pense qu’en ayant beaucoup répété les pièces avant d’aller en studio, en ayant planifié les arrangements, en laissant tout de même une marge de manœuvre, ça nous permettait de nous concentrer sur la performance.»
Cette façon de faire n’est pas étrangère à ce son un peu rétro, qui rappelle parfois Bob Dylan ou ses contemporains, qui teinte The End of That. «C’est certain que certaines influences se font sentir, dit le guitariste. Warren a davantage assumé l’aspect chansonnier américain. Et par défaut, la façon dont on enregistre, tous ensemble en live, c’est plus acoustique, plus direct, ça rappelle donc le cachet des albums de ces années-là. Mais on voulait quand même trouver des trucs plus modernes, des riffs qui n’auraient pas été faits dans ces années-là. On a essayé de trouver une espèce de balance entre les deux.»
The End of That
Présentement en magasin
Au Cabaret du Mile-End
Le 10 mars à 21 h