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Francs-Tireurs: coup de gueule aux cônes orange

Francs-Tireurs Photo: Télé-Québec

Mercredi soir, les Francs-Tireurs s’en prenaient à une grosse cible, très visible, omniprésente, mais immuable à Montréal : les travaux de réfection dans les rues de la métropole.

En utilisant l’angle des restaurateurs placés dans une situation précaire en raison de l’achalandage amputé durant les travaux, Benoît Dutrizac a creusé le dossier un peu afin de mettre en mots et en images l’écœurantite généralisée envers la voirie montréalaise.

On en parle souvent – mais en parle-t-on assez?

Les médias cassent du sucre sur le dos de la construction à toutes les sauces, et pourtant, il y a encore des succursales de cônes qui vivent du renouvellement perpétuel des stocks de la métropole. Trouvez une artère principale à Montréal et vous y trouverez aussi invariablement des travaux en cours, même en février sous 10 centimètres de neige.

Et par « travaux en cours », on veut dire que la chaussée est ouverte, les grillages ferment un périmètre, mais les employés sont nulle part parce que trop froid, parce qu’overtime, parce que jour férié, parce qu’etc.

Dutrizac, donc, rencontre plusieurs restaurateurs et les témoignages abondent tous dans le même sens : Montréal est une ville de foodies et pourtant, Montréal est une ville qui ne supporte pas du tout ces restaurateurs même s’ils contribuent à l’achalandage touristique au même titre que les autres attractions montréalaises.

Montréal aime les restaurants, mais elle n’aime pas s’occuper d’eux.

Un bon reportage qui, malheureusement, ne règlera rien. Quand les larmes pleurant la perte de la taverne Magnan ont séché, l’oubli s’est vite emparé des souvenirs de l’institution de Pointe Saint-Charles. Le même oubli qui a remplacé le local qui était jadis l’historique Ben’s au centre-ville de Montréal.

Des trous dans les rues, des trous dans les portefeuilles des restaurateurs en raison des loyers hors de prix exigés par les gestionnaires d’immeubles, des trous dans le ventre des foodies qui souffriront invariablement de la diminution à prévoir des bonnes tables à Montréal.

Parce qu’il existe une solution à l’ère du temps pour les jeunes restaurateurs ambitieux : la banlieue. Le Dix30 est peut-être cruellement laid, mais il est diablement efficace et, surtout, l’asphalte y est lisse, lisse, lisse.

Un jour, Montréal ne sera que chantiers abandonnés et duplex inhabités placardés de pancartes « À louer » usées par le temps et les intempéries.

>> Vous pouvez visionner l’émission ici

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