Culture

USPP – une gaffe évitable

Un Souper Presque Parfait Photo: V Télé / Facebook

Le web s’est enflammé, mardi matin, à la suite de la première diffusion de la semaine d’Un souper presque parfait chez la candidate Anne-Marie qui a tenu des propos controversés à propos des personnes souffrant d’un handicap, notamment.

Pour résumer rapidement l’histoire, V et la production d’USPP ont diffusé l’extrait ci-haut et André Ducharme, via les réseaux sociaux, a appuyé la décision de son équipe. Jusqu’ici, tout baigne. Puis, les commentaires se sont accumulés, la plupart très négatifs, et la production a fini par présenter ses excuses en plus de promettre d’éditer l’émission pour les éventuelles rediffusions.

Autrement dit, on admet que c’est une erreur d’avoir diffusé les propos de la jeune dame de Québec.

Des erreurs, ça arrive au meilleur, c’est évident. Mais est-ce que l’équipe d’Un souper presque parfait aurait pu éviter cette bévue?

La réponse est oui. Absolument, même.

J’ai déjà critiqué par le passé la mauvaise habitude d’avoir des candidats «dindon de la farce» à l’émission. À l’époque, je trouvais l’exercice un peu triste dans la mesure où c’est surtout une stratégie pour faire un «bon show». Le hic, c’est que les principes doivent aussi s’imposer dans la réflexion avant de mettre des émissions en ondes.

Pour la première de cette semaine, un filtre aurait dû s’imposer.

L’équipe d’USPP a le luxe du montage et de la postproduction afin de minimiser l’impact de ses candidats plus répréhensibles. Sans fermer la porte à aucun participant, on peut au moins évacuer certains propos déplacés. Ceux de lundi étaient candidats à ce genre de censure.

Je comprends le point de vue d’André Ducharme qui défend la décision en soulignant le fait que de cacher ce genre de propos ne les enraye pas de notre société. Sauf que leur offrir une tribune n’est certainement pas une solution plus viable afin d’améliorer le discours.

La censure est un piège, certainement, sauf que le concept même d’USPP le permet sans heurt. Produire 22 minutes de télé avec une soirée de tournage, personne ne se froisse si quelques phrases percutantes restent dans la salle de montage.

Sauf peut-être le producteur qui veut faire un «buzz».

Il faut donc choisir ses combats – faire parler de son émission ou ne pas diffuser un message limite haineux. Les deux opinions se défendent, d’une certaine façon, même si on peut difficilement être contre la vertu.

Un souper presque parfait a raté une belle occasion de ne pas faire de vagues. Dommage.

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