Formation et emplois
07:45 16 août 2017 | mise à jour le: 14 juin 2021 à 14:37 Temps de lecture: 2 minutes

La culture bio s’invite au cégep

La culture bio s’invite au cégep

Dès cet automne, l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) offrira trois nouveaux profils axés sur les productions animales et végétales biologiques.

Un de ces profils portera sur la production laitière biologique, le deuxième traitera de production porcine et avicole biologique, tandis que le dernier abordera la production ovine, caprine et bovine biologique. Ces nouveaux profils s’intégreront au diplôme d’études collégiales (DEC) en gestion et technologies d’entreprise agricole (GTEA) du campus de La Pocatière, dans la région du Bas-Saint-Laurent.

Les étudiants au programme de DEC en technologie de la production horticole et de l’environnement, lui aussi offert au campus de La Pocatière, ne seront pas en reste. À partir de cet automne également, le programme consacrera en effet plus d’heures à l’enseignement de l’agriculture biologique.

«Nos étudiants avaient déjà la chance de se familiariser avec ce type d’agriculture grâce à notre unité de production laitière biologique, inaugurée en 2011. Mais nous n’avions pas de formation particulière en production biologique. Or, celle-ci a vraiment la cote chez les jeunes, et plusieurs d’entre eux souhaitaient approfondir leurs connaissances en la matière», explique Charles Lépine, chef d’équipe du programme de GTEA.

Il faut dire que la production animale et végétale biologique offre de nombreux avantages. «Les frais de soins vétérinaires sont moins élevés et on n’a pas à débourser pour des engrais chimiques, qui coûtent une petite 
fortune», souligne M. Lépine, qui est également 
agroéconomiste.

Par ailleurs, les prix de vente sont nettement plus avantageux. À titre d’exemple, les producteurs de lait bio reçoivent une prime d’environ 22$ par hectolitre.

Les prix plus élevés s’expliquent en partie par la forte demande. «Au cours des cinq dernières années, les ventes de produits biologiques ont augmenté de 500% à l’échelle mondiale. C’est énorme! Et c’est loin d’être fini», affirme Charles Lépine.

Articles similaires