Formation et emplois

Secteurs d'emploi prometteurs à Montréal: Emploi-Québec propose quelques pistes

Plusieurs des étudiants qui retourneront sur les bancs d’école d’ici quelques semaines se poseront l’éternelle question à savoir s’ils ont fait le bon choix de carrière. Bien que personne ne puisse se vanter d’être le Nostradamus de l’emploi, Emploi-Québec tente tout de même périodiquement d’analyser le marché de l’île de Montréal. Voici quelques constats intéressants.

Selon la plus récente étude à long terme (2008-2012), 22 professions offrent des perspectives très favorables sur l’île de Montréal (voir encadré). De celles-ci, 15 sont issues du secteur de la santé. Ce secteur sera en effet très prometteur au cours des prochaines années, et ce, pour plusieurs raisons.

D’abord, il s’agit d’un secteur d’activité où le taux de chômage est bas, étant donné que le vieillissement de la population crée constamment une hausse naturelle de la demande qui ne devrait pas s’estomper avant plusieurs années. Ensuite, on prédit que l’emploi sera amené à croître dans ce domaine en raison de la création de nouveaux postes et d’un taux de départs à la retraite élevé.

Les services en bonne posture
Un autre secteur plus large, mais tout aussi prometteur est celui des services. En tête se trouvent les services professionnels, scientifiques et techniques, catégorie qui inclut les services de recherche scientifique et juridiques, d’architecture, de génie, de publicité et de traduction.
Viennent ensuite les services de finance, d’assurances et d’immobilier, et finalement les services liés aux entreprises : gestion de sociétés, services administratifs, services relatifs aux bâtiments et aux logements, ainsi que les services d’assainissement.

Sébastien Paquet-Poirier, économiste principal par intérim à la Direction régionale d’Emploi-Qué­bec de l’Île-de-Montréal émet tout de même cette réserve : «Ce n’est pas par­ce qu’un secteur est favorable que toutes les professions qu’il comprend le seront également.»

Ainsi, on constate une diminution du nombre d’emplois occupés dans le secteur de la fabrication (secteur manufacturier) depuis le début des années 2000. «Pourtant, il y a des sous-secteurs où la demande est plus forte, explique M. Paquet-Poirier. On peut notamment penser à l’aéronautique, avec une entreprise comme Bombar­dier qui crée plusieurs emplois grâce à sa nouvelle série C. Et il faut dire qu’en général les sous-secteurs qui exigent une bonne qualification s’en sortent relativement bien.»

Pour les personnes qui voudraient naviguer à travers une liste des professions aux perspectives favorables à court terme, le site web d’information sur le marché du travail d’Emploi-Québec offre un outil de recherche très détaillé.
    
imt.emploiquebec.net

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