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C’est quoi l’buzz des accros aux plantes?

C’est quoi l’buzz des accros aux plantes?
Métro s’est penché sur cette envie populaire (et parfois quelque peu déraisonnable) d’avoir toujours plus de plantes dans son appart. Photo: Sanni Sahil/Unsplash

C’est nous ou les jungles urbaines se multiplient sans arrêt? Métro s’est penché sur cette envie populaire (et parfois quelque peu déraisonnable) d’avoir toujours plus de plantes dans son appart.

Des plantes pour décorer?

À force de traîner sur Pinterest, on a parfois envie de tout lâcher et de devenir designer d’intérieur. On voudrait s’acheter ce tapis, ce beau canapé matelassé en velours et cette plante tropicale dont on ne connaît même pas le nom. C’est souvent comme ça que ça commence.

«J’ai toujours eu quelques plantes. Peut-être six ou sept. Au départ, c’était pour décorer et avec les années c’est devenu une vraie passion», raconte Mélanie Bouchard, administratrice du groupe Facebook «La Passion des Plantes d’intérieur du Québec» qui compte plus de 34 000 membres.

Malgré ses débuts modestes, la mordue de verdure possède aujourd’hui près de 700 spécimens chez elle (en majorité des succulentes, on vous rassure).

Folie de pandémie

Déjà populaire pour échanger des conseils avant la crise sanitaire, le groupe de Mélanie Bouchard a connu une croissance fulgurante ces 18 derniers mois. Rien qu’en 2020, plus de 10 000 membres s’y sont ajoutés.

Un intérêt soudain qui se reflète aussi dans les ventes de plantes. Chez Alma Plantes, une boutique du Plateau qui a ouvert pendant la pandémie, le succès a été immédiat.

«Les gens voulaient à la fois se trouver un passe-temps de confinement et verdir leur lieu de télétravail. On a des clients qui se sont initiés au début avec une ou deux plantes et qui ont eu la piqûre», raconte Laurence Côté, copropriétaire d’Alma Plantes.

Un phénomène qui n’a pas non plus épargné les pépinières, à en croire Mélanie Grégoire, propriétaire des Serres St-Élie, à Sherbrooke, et auteure du livre Plantes vertes: une jungle entre quatre murs.

«Vous n’avez pas idée à quel point les gens se sont rués pour acheter des plantes. C’était démesuré! Aux mois de mars et d’avril, il n’y avait plus de plantes vertes nulle part», se souvient-elle.

Observer, relaxer, apprendre

D’après l’horticultrice, ces nouveaux clients passionnés sont en majorité des milléniaux qui cherchent à reconnecter d’une manière ou d’une autre avec la nature.

Une impression que partage aussi Laurence Côté, qui constate un intérêt de plus en plus marqué pour les ventes pop-up de plantes et la prolifération des fameuses jungles urbaines sur Instagram.

«Oui, les gens se créent une esthétique, mais c’est aussi une activité très apaisante. On voit du progrès rapidement, ce qui est très valorisant», résume-t-elle.

Et puis, c’est aussi l’occasion d’apprendre. «Il y a quelques années, je savais à peine reconnaître les différentes succulentes et aujourd’hui je connais par cœur leurs noms latins et leurs caractéristiques, se réjouit Mélanie Bouchard. C’est une grande fierté.»

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