Quatre façons de découvrir la Côte d’Azur
Durant l’été, grâce à la Carte Isabelle, qui permet un nombre illimité de déplacements en train au cours d’une même journée, les touristes peuvent parcourir la Côte d’Azur pour à peine 12 € (15 $). Voilà une façon abordable de découvrir cette région.
Nous sommes à bord d’un train, regardant de tous nos yeux la Côte d’Azur, dans le sud de la France, à travers les grandes vitres de notre compartiment. En nous asseyant d’un côté, nous découvrons les grands hôtels et les villas roses de la Belle Époque de certaines des cités balnéaires les plus célèbres de France. De l’autre, nous avons tout loisir de suivre du regard les yachts qui fendent les eaux turquoise qui donnent son nom à la côte. Pour 12 € à peine, notre carte de chemin de fer d’une journée nous permet de nous arrêter dans pas moins de 30 gares de la Côte d’Azur. En voyageant de cette façon, on a la possibilité d’admirer des vues d’une beauté saisissante. Mais combien d’arrêts peut-on raisonnablement prévoir en une journée entre Fréjus, à l’ouest, et Vintimille, tout juste après la frontière franco-italienne? Voyons voir.
Se diriger vers le marché
Le premier train part à 5 h 30, mais nous commençons notre journée à une heure plus civilisée, soit à 9 h, en enfournant un croissant et en effectuant une balade de 10 minutes entre la gare et la promenade de la ville de Menton. À proximité de la frontière, la vieille ville de style italien est un dédale de cafés et de magasins de crème glacée. Nous nous dirigeons vers le marché couvert, où nous prenons un café au Café du Marché avant de nous lancer à la découverte des produits locaux : les célèbres citrons parfumés de Menton, les courgettes avec leurs fleurs de couleur safran encore attachées à la tige et les piles de tomates rouges, noires et dorées. Un peu plus loin, nous admirons les œuvres exposées dans le musée faisant face à la mer qui est consacré à Jean Cocteau.
Choisir son yacht (de rêve)
Deux arrêts plus loin, nous débarquons dans la belle gare souterraine de Monaco–Monte-Carlo et nous faufilons dans la foule vers le port pour lorgner les yachts les plus luxueux du monde. De là, nous remontons vers le Casino de Monte-Carlo, où des touristes se prennent en photo devant des Lamborghini et des Ferrari. Puis, nous déambulons sur la plage à Larvotto, où nous mangeons avec appétit à la pizzeria La Spiaggia.
Flâner sur la plage
Après notre repas, nous nous dirigeons vers la gare, et 10 minutes plus tard, nous descendons à Beaulieu-sur-Mer, une élégante bourgade comptant des bâtiments de la Belle Époque, des jardins impeccables et la Villa Kérylos, une réplique d’une villa grecque du IIe siècle av. J.-C. bâtie par le millionnaire Théodore Reinach au début du XXe siècle et située à deux minutes de la gare. Après nous être extasiés devant les colonnes de la cour de la villa, le bain octogonal et la mosaïque du IIe siècle av. J.-C. représentant un jeune coq, nous partons flâner sur la plage, puis posons nos serviettes pour aller piquer une tête dans la Méditerranée. Nous sirotons ensuite un verre de vin sous les parasols orange du café de la plage, La Calanque.
Profiter du port
Nous débarquons à Villefranche-sur-Mer, où se trouve le seul port naturel en eaux profondes de la région et une charmante vieille ville surplombant la mer. Nous arrivons un peu avant 19 h à la chapelle Saint-Pierre, juste à temps pour admirer les fresques marines que Jean Cocteau y a peintes, puis retenons une bonne table à la terrasse du chic restaurant Le Cosmo. Tandis que le soleil se couche derrière les bateaux, nous dégustons un cocktail et discutons de notre journée. Notre carte de chemin de fer ne nous a pas uniquement permis d’économiser de l’argent, elle nous a aussi offert l’occasion de découvrir plus de choses que si nous avions visité la côte autrement.