Des règles communes pour les camps volontaires
Même s’il n’y a pas de normes québécoises encadrant les camps, l’Association des camps du Québec propose une certification à ses membres.
L’Association des camps du Québec (ACQ) présente sa certification comme un gage de qualité. Même si cette dernière existe depuis 1967, plusieurs camps ne l’ont pas. Yves Dubois, directeur général de l’ACQ, explique en quoi elle est utile.
Quelles sont les conditions à remplir pour devenir membre de l’ACQ?
Plusieurs normes doivent être respectées. Nous nous assurons notamment que les lieux sont sécuritaires, que les animateurs ont été bien formés et qu’ils sont majeurs. Nous exigeons aussi le respect d’un ratio animateurs-enfants qui varie selon l’âge de la clientèle. Nous testons l’eau des piscines. Nous veillons aussi à ce que le personnel soit attentif aux fiches médicales des enfants.
Comment vous assurez-vous que vos membres respectent ces normes?
Nous avons une douzaine d’anciens directeurs de camps qui agissent à titre de consultants en certification. Ils inspectent chaque camp tous les trois ans, en plus d’effectuer des visites-surprises. Nous en visitons entre 60 et 90 par année.
Combien de camps ne sont pas certifiés?
Au Québec, il n’y a pas de normes ou de lois qui encadrent les camps. La certification de l’ACQ vient pallier cette absence en imposant des règles communes. Sur environ 200 camps de vacances, plus d’une centaine sont certifiés. Par contre, seulement 83 des quelque 500 camps de jour le sont.
Comment expliquez-vous que ce nombre soit aussi bas pour les camps de jour?
Plusieurs sont associés aux municipalités. Nous discutons actuellement avec l’Association québécoise du loisir municipal afin de la sensibiliser à l’importance de la certification. Évidemment, certains camps non certifiés seraient conformes aux normes, mais d’autres ont des lacunes, notamment en ce qui concerne le ratio animateurs-enfants. Il faut dire que le fait de respecter ce ratio et de former adéquatement le personnel coûte plus cher.
En 2008, vous avez accueilli à Québec le Congrès international des camps. Nous démarquons-nous à l’étranger?
Nous avons des pratiques comparables à celles de l’Amérique du Nord, mais j’estime que nous faisons partie des meilleurs. L’Australie se démarque. Dans ce pays, le séjour en camp est inscrit au programme des écoles primaires.