Trois activités à faire en automne
L’automne est là, mais ce n’est pas une raison pour rester encabané . Voici trois idées d’activités pour animer vos fins de semaine, beau temps, mauvais temps.
- À Montréal
Un tour à l’Arboretum Morgan
Sur la pointe ouest de l’île de Montréal, à Sainte-Anne-de-Bellevue, se trouve une forêt enchantée. Situé sur les terrains du campus Macdonald de l’Université McGill, l’Arboretum Morgan est peu connu du public.
Faune et flore
À quelques minutes du centre-ville, il est possible de marcher dans un vaste réseau de sentiers tout en découvrant la richesse d’une flore et d’une faune des plus spectaculaires. Le réseau de sentiers de randonnée pédestre de l’Arboretum Morgan, dont une partie sert de sentiers de ski de fond en hiver, fait 15 km. Parmi les sentiers, on retrouve le Sentier écologique (1 km), composé de 11 stations qui décrivent les relations entre les organismes vivants et leur habitat, ainsi que deux sentiers d’aménagement forestier (1 km et 2 km), qui renseignent les visiteurs sur les interventions en aménagement forestier et sur les différents écosystèmes de la forêt.
Au gré de ses balades, le visiteur découvrira quelques espèces d’arbres parmi les 150 que compte l’Arboretum (bouleau, tilleul, érable, pin et sapin baumier, pour n’en nommer que quelques-uns). Mais une visite à l’Arboretum ne serait pas complète sans un arrêt au Zoo Écomuseum situé tout à côté. Cet établissement permet de voir et d’apprécier la faune et la flore de la vallée du Saint-Laurent (oiseaux de proie, loup, renard, lynx, coyote, ours noir, cerf de Virginie, raton laveur, loutre, etc.).
- Laurentides
Reptiles et petits monstres à l’Exotarium
Au cours d’une présentation, Hervé Maranda, le fondateur de l’Exotarium, montre aux visiteurs que ses petits monstres sont inoffensifs. Autour d’une table, tout le monde attend, avec un sentiment mêlé de crainte et de curiosité, de voir de plus près ces bestioles qui nous glacent le sang.
Une mygale sur les bras
D’entrée de jeu, Hervé Maranda fait promener sur ses bras une mygale, souvent appelée à tort «tarentule». Selon le maître des lieux, la mygale peut mordre, mais seulement si elle est menacée. Il suffit de ne pas faire de geste brusque. Le naturaliste autodidacte va même jusqu’à la déposer sur les mains des plus braves. Réaction : c’est doux comme du velours, disent les participants.
La présentation peut aussi comprendre la manipulation d’un autre spécimen impressionnant comme un serpent-roi de Californie, ou un python de 1 m de long. La réticence des participants augmente d’un cran, mais ceux-ci se calment un peu quand ils apprennent que la langue ne pique pas et qu’elle sert plutôt à sentir, comme le museau d’un chien. Le scinque à langue bleue contribue aussi à changer la perception des visiteurs. C’est un lézard omnivore d’Australie, calme et rassurant. À l’Exotarium, ce n’est pas nous qui apprivoisons les reptiles, ce sont les reptiles qui nous apprivoisent…
- Cantons-de-l’Est
Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin
Au début des années 1970, le milieu marécageux du lac Boivin devait être remblayé pour permettre la construction de résidences. À l’époque, il était courant d’assécher les milieux humides sous prétexte qu’ils ne servaient à rien, ni au développement immobilier ni à l’agriculture.
Plus de 260 espèces!
Insistant sur la richesse écologique du site et son accessibilité au public, l’Association pour la conservation et l’aménagement des marécages a convaincu la Ville de Granby de sauvegarder ces habitats. Jusqu’à ce jour, 262 espèces d’oiseaux ont été observées par des ornithologues. Dès que vous foulez le sentier derrière le chalet d’accueil, des mésanges s’approchent et tournoient autour de vous. Très sociables, ces oiseaux sont habitués à se faire nourrir par les visiteurs. Si vous voulez avoir le plaisir de voir une mésange sur la paume de votre main, ayez toujours avec vous un sac de graines de tournesol.
Sur le sentier La Prucheraie se dresse une tour d’observation, haute de 10 m. De là-haut, vous voyez la plus grande partie du marais. Après être passé sous de magnifiques pruches centenaires, vous arrivez au sentier Le Marécage. Une sinueuse passerelle de 400 m traverse des étendues de quenouilles et longe des bosquets d’aulnes. En automne, des canards et des bernaches du Canada y font une halte avant d’aller passer l’hiver sur les plans d’eau libres de glace des alentours ou sur la côte est des États-Unis.