Habitation et immobilier

Mission appart correct: la fable du 1er juillet  

Mission Appart Correct Gabrielle Morin-Lefebvre
Chercher un appartement à Montréal en 2022, c'est pas si simple. Notre journaliste Gabrielle Morin-Lefebvre nous raconte les hauts et les bas de son expérience de future locataire. Photo: Montage Métro

BLOGUE – Le magasinage d’appartement, c’est un peu comme une coupe de cheveux la veille d’un mariage. On ne peut pas faire des miracles si on procède n’importe comment. Et la crise du logement nous met encore plus de bâtons dans les roues. 

«Ah ben, dépêchez-vous, hein! Vous devez faire des recherches dès maintenant! C’est là là! Même que vous êtes dernière minute.» Autour de moi, c’est LA phrase que j’entends le plus quand je dis que je cherche un appartement avec mon chum. 

Et c’est ce que nous fîmes, l’être aimé et moi. Après tout, on ne veut pas être la cigale ayant chanté tout le printemps et être pris au dépourvu une fois les camions du Clan Panneton dans la rue.  

Mais croyez-moi cher lectorat, trouver un appartement tôt et à la date parfaite n’a rien d’une belle fable.  

Plusieurs fois, je vois un appartement de rêve sur Marketplace ou encore sur des applications de recherche de logements sur mon téléphone. Je clique alors sur l’annonce, pleine d’espoir, pour ensuite me décourager quand je vois les dates d’emménagement souhaitées dans la description.  

Le 1er août, le 1er mai, le 1er septembre… les logements nés sous le signe du Cancer sont bien moins nombreux que je croyais.   

Une chance qu’on a aujourd’hui bien plus d’outils que les petites annonces à côté de l’horoscope dans le journal.  

Chercher… dans le vide?  

En fait, dans les semaines de mi-février où tout le monde me disait de chercher… je ne trouvais pas d’appartement se libérant en juillet.   

Naïvement, je m’attendais à ce que presque tous les appartements à louer soient disponibles pour le premier juillet (comprenez bien que je suis une première loueuse).  

Et naïvement, je comptais faire visite après visite chaque deux jours, afin de soulager mon FOMO du marché locatif actuel.  

La réalité? Je n’en visite qu’un seul à la semaine… ou aux deux semaines à cause du manque d’options. Ouin.  

Le peu d’appartements disponibles pour juillet se combine aux critères que je recherche: ça élimine ainsi certains résultats de la liste en matière d’espace ou d’emplacement.  

Les courriels envoyés à la ronde le soir après le travail ou le week-end pour une visite restent parfois sans réponse, malgré les relances. 

Sans oublier qu’il faut rayer les prix qui dépassent de loin notre budget, chose qui fera l’objet d’une prochaine chronique.  

Pas facile donc.  

Anxiété d’emménager  

On me dit qu’il faut que je me dépêche, que les appartements partent vite. On me dit aussi que je dois visiter plusieurs logements avant de choisir, car les prix sont monstrueux en ce moment.   

Dois-je prendre le risque d’attendre un peu plus pour trouver mon appartement de rêve? Dois-je, au contraire, réduire mes choix et faire moins la fine bouche pour éviter de ne pas avoir de toit à quelques semaines de la date d’emménagement visée? 

Il faut comprendre que je vis dans un secteur où le marché des premiers acheteurs est fort et que la maison dans laquelle je vis doit être vendue pour le premier juillet pour des raisons personnelles.  

Peu de flexibilité s’offre donc à moi pour jouer avec les dates. Comme bien d’autres locataires, d’ailleurs.  

Par exemple, pensons aux cigales monoparentales avec deux emplois, lesquelles n’ont pas toujours une grande marge de manœuvre pour trouver un petit 2 ½ et…  subsister pour la saison nouvelle. 

Le stress de la date butoir nous entraîne dans une course folle contre la montre, course folle que la crise du logement et nos responsabilités du quotidien n’aident pas.  

Comme dirait La Fontaine, dansez ou plutôt cherchez, maintenant. 

Nos critères de recherche:

  • Un 4 ½  
  • Deux chambres 
  • Stationnement intérieur (un atout) 
  •  Assez grand pour deux 
  • Idéalement près d’une station de métro, près de l’autoroute Décarie (pas trop dans l’est à cause du boulot) 
  • 0 $ à 1700 $ maximum 
  • Non meublé (idéalement) 
  • ++ Nous sommes des non-fumeurs, sans enfants et sans animal de compagnie. 

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