Manger et boire local

Ricardo réagit à l’article du Elle France

Un article du Elle France sur Ricardo Larrivée a bien fait réagir les internautes québécois, mardi, mais le principal intéressé, lui, relativise ce qui a été dénoncé par plusieurs comme étant des clichés.

«Sur le coup, j’ai eu la même réaction, je me suis dit: “Voyons donc, la Nouvelle-France!”», confie Ricardo, rejoint au téléphone en France par TC Media. Mais après la lecture de l’article, l’homme d’affaires en a discuté avec le journaliste du magazine français. «Je lui ai demandé: “Où t’es allé chercher ça?” Il m’a dit que les Français rêvent de la liberté des Québécois, qu’ils rêvent de la nature, et que c’est la perception hyper positive qu’ils se font d’un Québécois».

Pour le journaliste de Elle, cette version rêvée d’une réalité méconnue en France existe aussi de l’autre côté de l’Atlantique. «Il m’a dit que la France que les Québécois s’imaginent n’existe pas comme on la voit. Qu’on pense au champagne, au fait que c’est romantique, aux monuments. Mais que la vraie vie d’un Français: “vous ne connaissez pas, parce que vous ne la voudriez pas vraiment”», rapporte Ricardo.

Le passage de l’article à propos de la cabane à sucre et du cochon sacrifié pour l’occasion a quand même fait sourciller Ricardo, qui croit qu’il y a peut-être eu une mauvaise compréhension de la part du journaliste. «Je lui ai expliqué l’histoire de la cabane à sucre. Je lui ai dit qu’au Québec, on fait une sorte de pèlerinage une fois par année, mais que ce n’est pas notre cuisine, que c’est folklorique.»

Le cuisinier chouchou du Québec poursuit en disant que: «Je sais qu’on aimerait se faire voir d’égal à égal, mais je le sens vraiment sincèrement, ce n’est pas de l’arrogance, mais dans l’admiration et du rêve.»

L’équipe de Elle France a passé une semaine au Québec en compagnie de Ricardo pour publier un reportage de 20 pages dans le magazine. Ensemble, ils ont découvert de nombreux restaurants d’ici. «Ils m’ont dit: “Ça n’existe pas en France la cuisine que vous avez. Les cannelés de Patrice Demers, ça n’existe plus en France. Je les ai amenés au Vin Papillon, à La Banquise; ils ont capoté sur les poutines!»

Ricardo croit que cet article n’est pas fait pour les Québécois, mais pour les Français. «C’est la plus belle vitrine que Montréal n’a pas eu depuis longtemps en France pour ses restaurants, dit-il. L’important, c’est que leur perception soit positive. Je suis heureux.»

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