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Cuisine sous pression

Fabien Jean-Simon - TC Media
C’est quelques jours après la diffusion de l’émission où Jonathan Rassi a dû quitter les rangs de la brigade des Chefs! que le Courrier l’a rencontré au restaurant tenu par sa famille, le Fourquet-Fourchette. Portrait de ce jeune chef de 24 ans au moins aussi passionné que bourreau de travail.

Jonathan a impressionné les juges de la populaire télé-réalité par sa précision et son style unique en cuisine, mais les téléspectateurs se souviennent surtout de ses montages soignés, très colorés et très précis. « C’est mon style, j’aime la fusion des genres et c’est ce qui me représente », raconte le Cartiervillois qui en plus de travailler dans l’entreprise familiale opère son propre service de traiteur, donne des cours de cuisine et s’associe à un éleveur de pigeonneau, une première au Québec.

D’ailleurs, l’aspirant-chef a tellement de projets que c’est un de ses amis qui l’a poussé à s’inscrire à l’émission Les Chefs!, émission dont il n’avait jusqu’alors que vaguement entendu parler. « Au moment de l’inscription, j’étais vraiment occupé, alors j’ai dit à mon ami qui m’avait parlé du concours de faire mon vidéo de candidature et de remplir le formulaire pour moi », se souvient-il en blaguant. C’est après deux compétitions préliminaires, où les candidats devaient faire un plat en 20 minutes, tout en se familiarisant avec un environnement de travail bourré de caméras, que Jonathan a été recruté pour cette aventure télévisée.

L’expérience Les Chefs!

Lorsque Jonathan fait le point sur son passage dans la brigade de Daniel Vézina, il se dit résolument satisfait: « Sérieusement, je m’impressionnais moi-même tellement j’arrivais à sortir des assiettes de qualité dans les délais restreints de l’émission, c’est vraiment ça le plus gros challenge de la compétition », indique-t-il.

La production d’une émission aussi rythmée que Les Chefs! implique également son lot d’inconvénients, notamment en ce qui concerne la durée de l’enregistrement: « lorsqu’on tournait un défi, on blaguait au sein de la brigade en se disant “on a une grosse semaine aujourd’hui” », dit-il en évoquant la durée des enregistrements qui s’étalait en moyenne sur 14 heures! « Le duel était toujours tourné après minuit et ça ne parait peut être pas tant que ça à cause du maquillage, mais on est vraiment éclaté rendu là », confie-t-il.

Néanmoins, l’intensité de l’expérience a été plus que propice pour tisser des liens serrés entre les membres de la brigade. « On vivait sous l’aile de la production donc on n’avait ni argent, ni téléphone et Internet et tous nos déplacements étaient encadrés. On a eu beaucoup de temps pour partager nos passions, des anecdotes, des trucs et des souvenirs », insiste le jeune cuisinier.

Depuis son retour, Jonathan est toujours aussi déterminé à poursuivre son apprentissage, lui qui cherche présentement des stages pour parachever la maîtrise de son art.

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