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17:35 29 octobre 2018 | mise à jour le: 29 octobre 2018 à 17:35 Temps de lecture: 3 minutes

Briser les tabous de l’arthrite

Briser les tabous de l’arthrite
Photo: (Photo: IDS/Verdun Hebdo – Delphine Bergeron)

La Verdunoise d’adoption Julie Grenier vit depuis une dizaine d’années avec l’arthrite rhumatoïde. Investie auprès de la Société de l’arthrite afin de mettre un visage sur cette condition médicale, elle se met de l’avant pour briser les tabous et réclamer des soins supplémentaires.

 

La trentenaire déborde d’entregent et de dynamisme. Loin du cliché qui propose que ce soit une maladie de personne âgée, c’est pour cette raison que Mme Grenier prend la parole.

 

«J’ai décidé de m’investir avec la Société de l’arthrite parce que je n’ai pas l’air malade», explique celle qui a reçu son diagnostic à 28 ans.

 

L’arthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire auto-immune qui ne se guérit pas. Les symptômes sont contrôlés avec une kyrielle de médicament et de traitement, souvent accompagné de changements dans le mode de vie. L’ambassadrice dénonce que seuls les médicaments soient remboursés par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).

 

«Des soins de psychothérapie seraient les bienvenus», soutient Diane De Bonville, de la Société de l’arthrite. Elle explique que comme beaucoup d’autres personnes atteintes d’arthrite, Julie n’a pas le budget qui lui permettrait de s’offrir des soins de santés complémentaires pour l’aider à gérer la douleur. Le stress et la dépression amplifient la maladie.

 

«Toutes les personnes que j’ai rencontré avec l’Association ont eu un rôle dans ma vie; des gens de mon âge avec qui ça faisait du bien d’échanger, parce qu’ils vivent la même chose que moi.»

— Julie Grenier, atteinte d’arthrite rhumatoïde

 

Maladie chronique

 

Dans le cas de Julie Grenier, la maladie s’exprime en douleur chronique, en enflures aux articulations et en fatigue extrême. Elle vit des moments où son corps est en crise et d’autres moments de rémission où elle peut vaquer à ses occupations presque normalement.

 

Elle a dû adapter son mode de vie à sa condition, faisant certains deuils. Le plus récent a été de faire une croix sur les sports de combat. «J’étais en rémission, ça allait bien, j’étais bonne», dit la sportive, qui a été freinée par une crise d’arthrite en décembre dernier. Elle a perdu toute la force dans ses poignets.

 

Les différents soins de santés complémentaires qui aident les personnes atteintes sont l’ergothérapie, la physiothérapie et la psychothérapie. Julie souhaiterait que ces soins soient prescrits en même temps que la médication.

 

La Société de l’arthrite a comme mission d’investir dans la recherche scientifique ainsi que d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes.

 

Pour plus d’infos

arthrite.ca

514 846-8840

 

 

 

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