Culture
17:08 22 juillet 2020 | mise à jour le: 22 juillet 2020 à 17:54 temps de lecture: 4 minutes

Princesse Mononoké: un orchestre qui se réinvente

Princesse Mononoké: un orchestre qui se réinvente
Photo: Lara Louis-Seize | CourtoisieL’équipe de l’OHLDV a pu tourner le court métrage au courant de la fin de semaine du 18 au 19 juillet à l’Espace Tonik.

Les spectacles en salle étant annulés pour une durée encore indéterminée, l’Orchestre d’Harmonie Leonardo Da Vinci (OHLDV) proposera bientôt un court métrage musical. Une première pour l’organisation qui s’inspirera du film la Princesse Mononoké.

«Ça faisait depuis le mois de mars qu’on n’avait pas joué de musique ensemble, se rappelle Hélène Louis-Seize, présidente de l’orchestre. On veut trouver un moyen de se faire voir autrement. Ça nous permet de nous réinventer, de nous donner de nouveaux défis, et de repratiquer avec nos musiciens.»

Le court métrage, d’une durée approximative, reprend la musique et la thématique du film d’animation la Princesse Mononoké, un film d’animation japonais qui avait obtenu un grand succès, tant critique que commercial, s’établissant comme un classique du genre.

L’OHLDV présentera ensuite son interprétation de l’œuvre dans le cadre du festival Otakuthon, à Montréal, qui aura lieu de manière virtuelle du 14 au 16 août. La  collaboration a été rendue possible par le fait que l’un des musiciens de l’orchestre y avait été bénévole par le passé.

Pour l’ensemble musical, le festival permettra néanmoins de rejoindre un public beaucoup plus vaste qu’à l’habitude.

Un tournage en nature

Le tournage a eu lieu au cours de la fin de semaine, en pleine forêt, dans la région de Sainte-Julie. « Une danseuse interprète la princesse, qui évolue à travers différents tableaux du film. On va en chercher toutes les ambiances. Les musiciens sont également mis en valeur dans le tournage », révèle Mme Louis-Seize.

C’est le réalisateur Oswald Da Cruz qui a filmé le tout. Il avait été approché par Cédric Marole, le directeur artistique de l’OHLDV. «J’ai tout de suite été emballé par l’idée, s’exclame-t-il. Mon objectif était de m’inspirer du film, sans non plus faire pareil. Je souhaite transmettre l’essentiel du thème.»

Il ajoute avoir voulu maintenir un équilibre entre la mise en valeur des musiciens, et l’univers du film. «L’objectif était aussi d’être dans un milieu naturel. On a fait des décors avec ce qu’on pouvait trouver sur place pour avoir une certaine poésie.»

Malgré tout, la journée a été éreintante, alors que le tournage a débuté dès 6h le matin, pour se terminer tard dans la nuit.

«Pour les dernières scènes, qui se déroulaient après le coucher du soleil, il fallait attendre qu’il fasse noir, explique Mme Louis-Seize. C’était chaud, mais on avait une super équipe qui a embarqué avec nous.»

La naissance d’un projet

«Au début, mon idée était simplement de filmer quelques musiciens dans un parc», se rappelle Mme Louis-Seize.

Après quelques discussions avec Cédric Marole, le directeur artistique de l’OHLDV, travaillant également dans le milieu du cinéma, le projet a rapidement évolué pour devenir celui d’un véritable court métrage.

Pour donner suite à l’idée, il a pu rassembler une équipe de tournage d’un peu plus d’une dizaine de personnes, tous ayant accepté de participer bénévolement au projet.

Fan de manga depuis l’enfance, c’est lui qui avait suggéré l’idée d’adapter la Princesse Mononoké, un film qui l’avait marqué. «On a utilisé un arrangement pour quatuor de saxophone qu’un ami avait fait il y a une quinzaine d’années, révèle-t-il. On a pu le préenregistrer il y a deux semaines, avant le tournage.»

«On voulait prioriser la sonorité de la pièce, plutôt qu’aller avec des morceaux plus difficiles, qui ne sonnerait peut-être pas aussi bien dans les circonstances.» – Hélène Louis-Seize, présidente de l’OHLDV

Collecte de fonds

En parallèle du court métrage, l’OHLDV a également lancé une collecte de fonds, qui sera ouverte pour une durée d’un mois.

«On est tous bénévoles, mais il y a quand même des frais, notamment pour les assurances et la location d’équipements», explique Mme Louis-Seize.

Elle explique que les fonds ne serviraient pas seulement à payer les factures pour le tournage de ce court métrage, mais serviront également à la réalisation de futurs projets de l’orchestre. «Il y a plusieurs autres idées qu’on aimerait mettre en place dans le courant de l’année», anticipe Mme Louis-Seize.

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