Culture
23:44 17 novembre 2019

Alex Cameron, une énergie désinvolte

Alex Cameron, une énergie désinvolte
Photo: Collaboration spécialeAlex Cameron

Le Théâtre Fairmount, qui fait toujours la part belle au rock alternatif, accueillait hier soir le chanteur et compositeur australien Alex Cameron. En visite à Montréal pour la deuxième fois cette année, il était de retour après la sortie de son dernier album, Miami Memory

Après une première partie envoûtante assurée par la chanteuse Holiday Sidewinter qui a plongé la salle dans une atmosphère très eighties, le public était dans les meilleures dispositions pour la suite du concert. 

Acclamé dès son entrée en scène, Alex Cameron n’a donc pas tardé à emporter le public avec des pas de danse qui n’étaient pas sans rappeler ceux d’Elvis Presley ou de David Bowie. Débordant d’énergie, il a enchaîné les morceaux, tantôt groovy, tantôt rock, incitant les spectateurs à chanter avec lui jusqu’à la fin.

Humour, sérieux et rock’n’roll

Plusieurs de ses chansons ont d’ailleurs déchaîné le public, à commencer par Step Dad, Stranger’s Kiss, puis Far From Born Again et bien sûr la subversive Miami Memory. À la fois drôles, sérieux et entraînants, les morceaux ont embarqué les spectateurs dans des histoires peuplées de personnages originaux, donnant ainsi une dimension narrative au concert.

Évidemment, même si les regards étaient surtout rivés sur lui, Alex Cameron n’était pas seul sur scène. Accompagné d’un bassiste, d’un batteur, d’une guitariste, d’une claviériste et d’un saxophoniste, le chanteur a rendu tout le crédit qu’ils méritaient à ces musiciens talentueux.

Assis sur un tabouret, dans l’angle gauche de la scène, le saxophoniste et «partenaire en affaires» d’Alex Cameron, Roy Molloy semblait impassible jusqu’à ce que le chanteur intervienne : «Je parie que vous vous demandez tous à quoi peut bien penser Roy Molloy.» Entre deux chansons, il a donc laissé la scène au saxophoniste pour que celui-ci puisse s’exprimer librement. S’en est suivi un moment comique et presque absurde pendant lequel Roy Molloy, seul face au public, a fait la critique du tabouret sur lequel il était assis, lui décernant la note de 4,5 sur 5. 

Désinvolte et plein d’une énergie brute, Alex Cameron a donc su créer une vraie complicité avec son public. En plus de faire danser la foule, il a fait bon usage de son sens de l’humour et du récit pour porter la réflexion sur des sujets de société comme la masculinité ou le sort des travailleuses du sexe par exemple. 

Gardez l’œil ouvert pour ne pas manquer son prochain passage à Montréal!