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Huit dossiers à suivre en 2019 à PAT et Mtl-Est

Huit dossiers à suivre en 2019 à PAT et Mtl-Est
Photo: Quentin Parisis - Informateur Rivière-des-PrairiesCaroline Bourgeois, de Projet Montréal, prend officiellement les rênes de l'arrondissement, dans un conseil à majorité formé de conseillers de l'opposition.

En ce début d’année, l’Avenir de l’Est vous présente une liste non exhaustive des dossiers à suivre en 2019.

Revitalisation de la rue Notre-Dame
Chantal Rouleau et Valérie Plante ont annoncé en décembre la création d’un nouveau bureau de revitalisation pour diriger le chantier du réaménagement de la rue Notre-Dame. Lors de la campagne électorale, le premier ministre Legault avait promis des investissements de 625 M$ pour faire de la rue Notre-Dame un boulevard urbain.

Les membres de ce comité, qui inclura des représentants du gouvernement québécois, de la Ville et de l’ARTM,  seront nommés dans les premiers mois de 2019. Des échéanciers plus précis pour ce grand chantier devraient être dévoilés rapidement.

La rue Saint-Jean-Baptiste fera également l’objet de travaux de revitalisation, tout comme les rues Laurendeau, Sainte-Julie et Broadway, à Montréal-Est.

 

La navette de retour
Suite au grand succès du projet-pilote, la navette fluviale reliant Pointe-aux-Trembles et le centre-ville devrait être de retour pour de bon en 2019. Une étude devrait également être effectuée en vue de son intégration à l’offre de transport collectif régional.

La ministre de la Métropole Chantal Rouleau, alors qu’elle était mairesse de l’arrondissement, portait avec ardeur ce projet, il n’est pas surprenant qu’elle l’ait inclus dans ses « actions prioritaires à court terme ».

Les échéanciers et les périodes de mises en service ne sont pas connus, mais certaines sources affirment que des ententes seraient déjà conclues entre différents intervenants.

 

Qualité de l’air sous surveillance
Suite aux révélations à l’effet que la concentration d’arsenic aux alentours de l’usine CCR de Montréal-Est atteignait pour 2018 le double de la limite permise par le ministère, l’usine s’est dotée en novembre d’un nouveau dépoussiéreur.

La Direction régionale de la santé publique promet un suivi périodique, et pourrait demander de nouvelles mesures avant ou après le bilan qui sera effectué après une année  de suivi, soit à la fin de l’année 2019.

Pointe-aux-Trembles figurait de son côté en queue de peloton lors du dernier bilan de la ville de Montréal, avec seulement 217 jours d’air de bonne qualité enregistrés. Une situation que le Conseil régional de l’environnement explique entre autres par l’utilisation du bois de chauffage par les citoyens et par le parc automobile important. Des améliorations en vue?

 

Un premier pas vers la baignade?
Bien que la première phase de la Plage de l’Est ait été inaugurée en juillet dernier, la baignade reste toujours interdite.

Il reste toujours une partie du terrain et le littoral à décontaminer, des travaux dont la facture pourrait grimper à 5M$, un montant que le chef François Legault s’est engagé à financer lors de la campagne électorale qui a mené à l’élection du gouvernement caquiste.

Lors de l’inauguration, la mairesse d’alors, Chantal Rouleau, a évoqué une baignade possible en 2019, mais un horizon 2020 semble plus réaliste. Maintenant ministre de la métropole, il est à parier que celle qui portait le projet lors de son passage à la mairie voudra donner le feu vert aux travaux de décontamination rapidement.

L’arrondissement prévoit l’installation de jeux d’eau, ainsi que l’aménagement d’une promenade près de la rive, d’une zone de naturalisation et d’une jetée qui surplombera le fleuve.

L’attente est longue, le projet ayant été lancé en 2013. À titre comparatif, la plage de Verdun, un projet annoncé en 2015 et détaillé en 2016,  accueillera les baigneurs dès l’été prochain, malgré des retards administratifs.

 

Une troisième élection en 2 ans
Les citoyens de Pointe-aux-Trembles seront appelés aux urnes, le 21 octobre 2019, cette fois afin d’élire leur représentant fédéral. L’actuel député de La Pointe-de-l’île, le bloquiste Mario Beaulieu, tentera de nouveau de gagner la confiance des électeurs. Ses adversaires ne sont pas encore connus.

Élu en 2015 avec plus de 2 700 voix d’avance sur sa plus proche rivale, la libérale Marie-Chantale Simard, il met fin au règne de la députée sortante, Ève Péclet. À l’exception de ce mandat néo-démocrate, la circonscription a élu un député bloquiste à chaque élection depuis sa création, en 2004.

Beaulieu est président du Bloc Québécois, et occupe également le poste de chef intérimaire depuis le départ de Martine Ouellet. Seul candidat officiellement déclaré à sa succession pour le moment, Yves-François Blanchet sera couronné chef s’il est toujours l’unique prétendant lors de la fin de la période de mise en candidature, le 15 janvier. Jean-Jacques Nantel a reçu un bulletin de mise en candidature et pourrait officialiser le tout avant cette date.

 

Opération décontamination
Selon la ville de Montréal, il y aurait 219 588,4 m2 de terrain à décontaminer dans l’arrondissement de RDP-PAT, auxquels s’ajoute une superficie de 1 858 060,8 m2  à Montréal-Est, dans plusieurs des cas le legs d’anciennes raffineries.

Avant son élection, François Legault a promis la création d’un fonds spécial de 200 M$  réservé à la décontamination de l’est,  qui s’ajouterait aux 75M$ gérés par la ville de Montréal pour l’ensemble de son territoire.

Lors d’une conférence de presse en décembre, la ministre responsable de la métropole, Chantal Rouleau, avait promis d’identifier « très bientôt » les sites prometteurs afin de les rendre accessibles à des entreprises innovantes.

 

Un tramway nommé désir
Pendant la campagne électorale, la CAQ avait promis la mise en service d’un tramway reliant la pointe de l’île au centre-ville, un tracé de 28 km, avec un second segment de 8 km entre la station de métro Radisson et le Collège Marie-Victorin, un investissement évalué à 1,8 G$. Le trajet longe l’ancienne friche ferroviaire.

Lors d’une conférence de presse en décembre, la ministre Chantal Rouleau a affirmé que le projet était sur la table à dessin de l’ARTM, et que des échéanciers « très raisonnables » devraient être livrés prochainement.

Mme Rouleau avait également ouvert la porte à une autre forme de transport lourd, plutôt que le tramway, pour longer l’ancienne voie ferrée, soulignant qu’il était du mandat de l’ARTM de conseiller les décideurs sur la meilleure technologie à choisir.

Même s’il est difficile d’espérer une première pelletée de terre pour 2019, les mois qui viennent devraient nous permettre d’avoir un projet concret avec des échéanciers établis.

 

Un terminal aéroportuaire à Montréal-Est
En juin dernier, le BAPE a rendu un rapport approuvant avec prudence le projet de terminal d’approvisionnement de carburant aéroportuaire qui prévoit entre autres l’aménagement de réservoirs de kérosène à Montréal-Est.

Les responsables du projet sont en processus pour obtenir l’autorisation du ministère de l’Environnement du Québec pour obtenir les permis nécessaires. La réponse de Québec, quelque peu retardée par les élections, devrait se confirmer dans les premiers mois de l’année.

Le projet représenterait un investissement de 150M$, qui créerait « plusieurs centaines d’emplois directs et indirects », selon une lettre d’appui envoyée en juin dernier par le maire de Montréal-Est, Robert Coutu, à la ministre de l’Environnement de l’époque. Il y assure que tout est prêt pour le début des travaux, et espérait même une réponse avant la session d’automne.

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