Saint-Laurent
14:28 16 décembre 2019 | mise à jour le: 16 décembre 2019 à 14:33 temps de lecture: 4 minutes

L’environnement, un «fil conducteur»

L’environnement, un «fil conducteur»
Photo: Nouvelles Saint-Laurent News – Laurent Lavoie

Le développement durable a été l’un des principaux mots d’ordre pour les élus de Saint-Laurent en 2019. L’aménagement urbain et le transport ont également occupé une bonne part de l’actualité.

L’environnement «a été le thème le plus percutant, peut-être le fil conducteur tout au long de l’année», dit le maire Alan DeSousa. Lors de la première séance de conseil d’arrondissement de l’année, les élus ont d’ailleurs déclaré Saint-Laurent comme «territoire municipal durable».

Les grandes lignes du corridor de la biodiversité ont quelques mois plus tard été présentées. Il s’agit en résumé d’ajouter 450 hectares d’espace vert sur le territoire laurentien sur une période d’environ 20 ans.

«Avec le plan directeur qui a été déposé, c’est un projet unique au Canada. À ma connaissance, ça n’existe pas ailleurs dans un milieu urbain», souligne M. DeSousa.

L’arrondissement a également tenu la première édition du rendez-vous de l’Écocitoyen au mois d’octobre. Cet événement informatif visait à sensibiliser les Laurentiens et les entreprises dans leurs actions quotidiennes pour réduire leur empreinte écologique.

Moyen terme

En matière de mobilité et de transports, divers projets ont officiellement été mis en branle.

Ce fut le cas entre autres de Communauté FLEX, qui donne accès à des véhicules hybrides ou électriques en tout temps aux Laurentiens, et BIXI.

Le maire souligne aussi l’avancée des travaux concernant le Service rapide par bus (SRB) Sauvé/Côte-Vertu et des stations du Réseau express métropolitain (REM).

M. DeSousa, conscient du mécontentement de certains citoyens face aux nombreuses entraves sur le réseau routier, estime qu’il faut voir le verre à moitié plein et à moitié vide.

«[Ces projets] sont une très bonne nouvelle. Il y a beaucoup d’autres communautés à travers l’île de Montréal qui souhaiteront en avoir», dit-il.

Pour ce qui est du REM, les négociations entre CDPQ Infra et l’arrondissement pour l’implantation des stations seraient «corsées». «Ce n’est pas facile, convient le maire. On gagne sur certains points simplement parce qu’on est persistant.»

L’arrondissement prévoit installer deux Transit-Oriented Development (TOD) sur son territoire, soit aux stations Bois-Franc et A40. Ce type de projet consiste en un aménagement résidentiel et commercial qui favorise principalement le transport actif, le design et la mixité sociale.

Mais des inquiétudes demeurent, notamment dans Hodge-Place Benoit, un quartier qui a amorcé sa revitalisation et qui est très courtisé par les nouveaux arrivants.

Le Centre communautaire Bon Courage avait d’ailleurs fait part de ses craintes il y a quelques semaines aux Nouvelles Saint-Laurent News, quant à une accessibilité aux logements locatifs possiblement compromise dans les prochaines années.

Développement

Le territoire laurentien continue de se métamorphoser.

L’arrondissement avait octroyé à la fin du mois de novembre plus de 318,4 M$ en permis de construction par rapport à 247,4 M$, une hausse d’environ 28%.

Pour M. DeSousa, ces chiffres indiquent que Saint-Laurent est un lieu de prédilection où s’installer pour les entreprises et les familles.

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