Culture

FNC Explore: la réalité virtuelle s’invite au cinéma

FNC Explore: la réalité virtuelle s’invite au cinéma
Photo: Zoé Magalhaès/MétroLe FNC Explore à l'Hexagram de l'UQAM

Depuis maintenant plusieurs années, le Festival du Nouveau Cinéma (FNC) intègre la réalité virtuelle à sa programmation, affichant ainsi sa volonté de démocratiser cette technologie en la rendant accessible et gratuite dans le cadre du FNC Explore. Œuvres immersives ou cinéma 360°: la réalité virtuelle offre au cinéma de nouvelles avenues à explorer et lui permet de prendre une nouvelle dimension.

Oeuvres immersives à l’Hexagram

Dans cet espace situé au 4e étage du bâtiment des sciences de l’UQAM, le FNC Explore vous invite à vous plonger dans des œuvres tantôt contemplatives, tantôt interactives. Ces douze œuvres courtes (entre 8 et 30 minutes), pour la plupart inédites au Canada, vous proposent de découvrir des univers graphiques forts.  

Du Groenland de -22,7 °C, à la planète Cerès de The Heart of Darkness, en passant par le New York des années 70 avec Battlescar-Punk was invented by girls, vous ne serez pas déçu du voyage. On constate d’ailleurs que les limites de cette technologie semblent être sans cesse repoussées et la qualité de l’image toujours plus impressionnante.

Cinéma 360° et documentaire immersif

Au Complexe Desjardins, de l’autre côté de la Place des Arts, la programmation est tout aussi fournie et les réalisations tout aussi variées. Parmi les hommages – à une figure historique (Accusé n°2), au cinéma (Oddysey 1.4.9), aux langues disparues (Last whispers : an immersive oratorio) ou tout simplement à la vie (Conscious existence) – un documentaire se distingue. 

Cinéma en réalité virtuelle au Complexe Desjardins
Cinéma en réalité virtuelle au Complexe Desjardins

Pour réaliser The rain that is falling now was also falling back then, Christian Zipfel a placé sa caméra 360° au cœur d’une prison roumaine où les détenus partagent un espace exigu. Ce moyen métrage de 38 minutes, alterne entre les scènes filmées à 360° et les plans fixes classiques au cours desquels les trois protagonistes, Cristian, Manix et Busliuc, se confient. 

Plongé dans cette ambiance carcérale si particulière, le spectateur peut tout observer. En tournant la tête, on découvre donc les couloirs de béton décrépis et la cour entourée de grillages rouillés qui nous laissent percevoir le temps long qui est celui de la prison et auquel les détenus sont soumis. 

On sera aussi surpris de se sentir observé, jugé comme un intrus quand, au détour d’un couloir, un détenu nous lance un regard curieux ou méfiant.

L’intérêt de la réalité virtuelle réside donc autant dans les possibilités qu’elle offre aux créateurs que dans les nouvelles expériences cinématographiques qu’elle permet au spectateur de vivre.

Ces œuvres et bien d’autres sont à découvrir gratuitement au Complexe Desjardins et à l’Hexagram de l’UQAM, jusqu’au 20 octobre, de 12h à 20h.