Les moments marquants de 2015 dans Hochelaga-Maisonneuve
Les douze derniers mois ont été particulièrement fertiles en actualité dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Avant d’entamer pleinement 2016, voici un résumé non exhaustif des moments les plus marquants de 2015.
Projet de piétonnisation partielle
Le projet de piétonnisation partielle de la rue Ontario, devant la place Simon Valois, n’aura pas eu le début escompté par les élus.
Les coûts de 200 000$ ont fait réagir de nombreux citoyens qui préféraient que cet argent soit utilisé dans d’autres projets.
Néanmoins, ce qui a fait le plus réagir est la couleur terracotta peinturée sur la chaussée et les trottoirs ce qui lui a donné le surnom «Place rouge». De nombreux résidents ont décrié le choix de couleur et le fait que la peinture s’est effritée sous la circulation des voitures.
L’arrondissement doit faire le bilan de l’endroit afin d’y apporter des correctifs, l’été prochain.
Une nouvelle entrée pour Hochelaga
La transformation de l’entrée ouest de Hochelaga, à l’angle des rues Moreau et Ontario, a intéressé de nombreux Hochelagais qui déplorent l’aspect actuel de l’endroit.
Le projet comprend l’ajout d’un éclairage architectural des murs de soutènement et des colonnades du viaduc ainsi que le réaménagement de l’intersection Moreau.Un axe cyclable sera implanté sous le viaduc et une place publique sera également aménagée sur le terrain situé à l’intersection des rues Ontario et Moreau afin d’y créer un lieu de rencontre.
Moins d’arrestation en prostitution
La diminution des arrestations liées à la prostitution dans le secteur a fait réagir de nombreuses personnes, car le travail du sexe dans la rue en importune plusieurs.
Publié en 2015, le bilan de l’année 2014 révèle que le poste de quartier (PDQ) 23 n’a effectué aucune arrestation reliée à la prostitution, alors qu’en 2013, il y en a eu 42 et 72, en 2012. Les policiers de Hochelaga-Maisonneuve avaient alors troqué la répression pour la sensibilisation et la collaboration.
La démolition et reconstruction de l’école Baril
Après les premières inspections de la Direction de la santé publique en 2008, sa fermeture en 2011, le déménagement des élèves à l’école Louis-Riel et la confection des plans de la nouvelle école Baril, cette école primaire de la rue Adam a passé un nouveau cap, cette année. L’établissement centenaire a été démoli au printemps dernier.
Une partie de la façade a pu être conservée. Les élèves devraient pouvoir intégrer leur nouvelle école à la rentrée scolaire 2016.
Un cratère dans la chaussée
Pendant plus de trois mois, un trou d’environ deux mètres de large sur un mètre de long a bloqué la voie à la circulation sur la rue Saint-Germain, à l’angle de la rue De Rouen.
L’ouverture béante, d’une profondeur approchant les deux mètres, est apparue en juillet dernier à la suite de l’effondrement d’une partie de la rue Saint-Germain, endommageant du même coup des conduites d’eau et de gaz.
Cette situation a causé de nombreux maux de tête au voisinage, mais également aux automobilistes qui empruntaient les ruelles pour accéder à leur domicile.
Les travaux ont finalement été effectués au cours du mois de novembre.
Le collège de Maisonneuve et l’endoctrinement
En début d’année, sept étudiants, dont cinq du collège de Maisonneuve, ont quitté la province pour la Turquie, porte d’entrée pour la Syrie, afin de rejoindre le groupe armé État islamique. De plus, deux autres élèves ont été arrêtés et accusés notamment d’avoir agi au profit d’une organisation terroriste.
À la suite de leur départ, la Ville de Montréal a d’ailleurs lancé un centre de prévention à la radicalisation.
De plus, l’établissement scolaire avait annoncé la suspension d’un contrat qui le liait à l’école Les Compagnons, liée au Centre communautaire islamique de l’est de Montréal, présidé par Adil Charkaoui, parce que ce dernier tenait des propos contre les «valeurs» du collège. Deux semaines plus tard, M. Charkaoui a obtenu à nouveau le droit d’y donner des cours, mais avec la condition qu’un auditeur arabophone y assiste pour le compte de l’établissement collégial.
Ça glisse à Hochelaga
«Slide the city» a débarqué à Hochelaga-Maisonneuve, cet été, où plus de 3000 personnes sont venues glisser sur cette glissade urbaine géante de 305 m de long.
TC Media était sur place pour vous faire vivre ce premier passage de l’activité au Parc olympique.