Montréal

La cour de voirie de la Commune transformée en un vaste projet immobilier

La cour de voirie de la Commune transformée en un vaste projet immobilier
Photo: Courtoisie/Ville de MontréalLe projet immobilier «Demain Montréal» comprendra notamment une tour où seront aménagés 250 logements ainsi qu'une «ferme urbaine» au sous-sol.

Une vaste cour de voirie de l’arrondissement de Ville-Marie sera convertie d’ici quatre ans en un vaste projet immobilier privé qui inclura notamment des logements sociaux, plusieurs espaces verts et une piste cyclable.

Un an après que la Ville de Montréal ait mis en vente le terrain de plus de 9900 mètres carrés de la cour de voirie de la Commune, situé entre le Vieux-Montréal et Griffintown, la mairesse Valérie Plante a dévoilé mardi le projet immobilier retenu pour transformer ce site, baptisé «Demain Montréal».

Ce projet de 150 M$, de la firme Pomerleau, comprendra 250 logements, dont certains «sociaux-communautaires» ainsi que quelque 9000 m2 d’espaces qui seront dédiés à des lieux de travail et à des commerces. Le terrain de forme triangulaire, délimité par le canal de Lachine et l’autoroute Bonaventure, sera par ailleurs ceinturé d’une piste dédiée aux piétons et aux cyclistes reliée au réseau cyclable actuel, a expliqué à Métro l’architecte et vice-président de Pomerleau, Pierre-Luc Dumas.

Les logements seront répartis dans une tour de «6 à 20 étages» qui sera composée en grande partie de bois et qui comprendra une «ferme urbaine» au sous-sol où pousseront diverses plantes. La moitié du terrain sera par ailleurs composé d’espaces verts afin de lutter contre les îlots de chaleur, a précisé M. Dumas, qui affirme avoir consacré «10 000 heures» à confectionner l’ensemble de ce projet avec son équipe, également composée d’autres firmes d’architectures et d’écologistes.

Le promoteur devra toutefois faire face à un délai serré, la Ville l’obligeant à livrer ce projet dans un échéancier de quatre ans, soit d’ici 2023.

«S’ils ne font pas le projet dans les quatre ans, ils perdent le terrain. La vente est tout simplement annulée», a indiqué le président du comité exécutif, Benoit Dorais.

Le projet immobilier devra également respecter les critères du règlement pour une métropole mixte de la Ville, qui obligera dès 2021 tous les projets immobiliers de plus de cinq logements à inclure 20% de logements sociaux et un certain pourcentage de logements abordables et familiaux. Celui-ci variera de 10 à 20% d’un secteur à l’autre de la métropole.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante. Photo: Josie Desmarais/Métro

Une première
Ce terrain a été mis en vente l’an dernier par la Ville dans le cadre du projet international «Reinventing Cities», qui a incité 14 villes à travers le monde à mettre en vente une trentaine de terrains afin que ceux-ci soient dédiés à la réalisation de projets immobiliers répondant à des critères stricts de développement durable et d’aménagement du territoire.

Sur les 15 projets soumis à la Ville, quatre d’entre eux s’étaient soumis à ces exigences. À la suite du désistement d’un des participants, les trois autres ont été appelés à faire valoir leur projet respectif la semaine dernière lors d’une séance publique à la Grande Bibliothèque afin d’aider la Ville à faire son choix décisif.

«On a bien l’intention de poursuivre sur cette voie-là. On a bien l’intention de continuer à participer au programme Reinventing Cities parce qu’on voit à quel point c’est intéressant», a indiqué Valérie Plante, avant d’ajouter que son administration avait «l’intention» de mettre d’autres terrains lui appartenant à la disposition de projets du secteur privé à l’avenir.