Montréal
16:17 31 mars 2020 | mise à jour le: 31 mars 2020 à 18:25 temps de lecture: 4 minutes

Montréal ouvre plusieurs nouveaux refuges pour soutenir les itinérants

Montréal ouvre plusieurs nouveaux refuges pour soutenir les itinérants
Photo: Josie Desmarais/MétroLa mairesse de Montréal, Valérie Plante

Alors que la crise du coronavirus frappe durement la métropole, l’administration Plante ouvrira dans les prochains jours trois nouveaux refuges d’hébergement et trois centres de jour dédiés aux personnes itinérantes. Environ 350 places seront dorénavant disponibles pour les accueillir.

«La crise sanitaire ne doit pas devenir une crise humanitaire ou sociale. Tout le monde compte, tout le monde doit être en sécurité. On travaille d’arrache-pied pour trouver des solutions rapides», a expliqué mardi la mairesse Valérie Plante, parlant d’un «long marathon» à mener pour tous les Montréalais.

Un premier centre réservé aux hommes sera mis en service dès mardi après-midi, au Marché Bonsecours. Il aura une capacité de 50 lits. Jeudi, un second refuge, accueillant seulement des femmes pour sa part, verra le jour au Centre Jean-Claude Malépart, dans le Centre-Sud, avec 60 places.

«Ces nouveaux sites vont nous aider à soutenir les refuges déjà en place, qui ont dû limiter leur nombre de places pour respecter les règles de distanciation.» -Valérie Plante, mairesse de Montréal

Une unité de traitement et de refuge pour les itinérants testés positifs à la COVID-19 ouvrira dans l’ancien hôpital Royal-Victoria. Une centaine de lits y seront disponibles. Trois nouveaux centres de jour extérieurs accueilleront aussi leurs premiers occupants dès mardi. Le premier sera situé sur la Place du Canada, non loin du square Cabot, où un site est déjà opéré par Résilience Montréal.

Un second centre sera installé au Parc Jeanne-Mance, sur le Plateau-Mont-Royal. Le dernier centre, tenu par l’organisme L’Anonyme, sera situé à proximité de l’aréna Francis-Bouillon, dans Hochelaga. En plus de la place Émilie-Gamelin, la métropole compte donc maintenant cinq centres de jour.

Le centre de jour du parc Jeanne-Mance. Photo: Josie Desmarais/Métro

Une cantine et des stations sanitaires

La Ville mettra par ailleurs sur pied une cantine mobile pour servir des repas aux personnes itinérantes dans les quartiers en périphérie du centre-ville. Du matériel sanitaire continuera aussi d’être distribué aux populations vulnérables dans plusieurs arrondissements, alors qu’une vingtaine de «stations sanitaires» ont déjà été implantées.

«On sait que le matériel de protection, c’est le nerf de la guerre. Mais il doit être bien utilisé. Ça va être distribué avec des consignes claires de santé publique.» -Julie Grenier, porte-parole du CIUSSS du Centre Sud de l’Île de Montréal

Mme Grenier affirme que «l’offre intégrée» de refuges et de centres de jour permettra «de mieux orienter» les personnes dans le besoin «vers les bonnes ressources», en fonction de leurs symptômes.

Dimanche, l’administration Plante a réquisitionné un hôtel dans le Quartier des spectacles pour y accueillir des itinérants en attente de résultats de tests. Cinq personnes s’y trouvent en ce moment, sur un total de 30 chambres disponibles. «C’est sujet à évolution», indique la responsable du CIUSSS.

 «Soutenez vos organismes»

Le président et directeur général de la Mission Bon Accueil, Samuel Watts, a quant à lui lancé un cri du cœur aux Montréalais qui souhaitent «venir en aide aux personnes démunies».

«La façon la plus facile de le faire, c’est d’appuyer les organismes qui sont déjà sur le terrain, qui connaissent les réalités.» -Samuel Watts, PDG de Mission Bon Accueil

Si plusieurs citoyens pensent bien faire en donnant aléatoirement aux itinérants dans la rue, «ce n’est en réalité pas la meilleure des choses», prévient M. Watts.

Jusqu’ici, une seule personne itinérante a été testée positive dans la région de Montréal. Son décès a été déploré par les autorités en début de semaine.

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