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Enquête sur SNC-Lavalin: Legault inquiet du travail effectué par l’AMF

Enquête sur SNC-Lavalin: Legault inquiet du travail effectué par l’AMF
Photo: Paul Chiasson/ La Presse CanadienneLes bureaux SNC-Lavalin à Montréal

MONTRÉAL — L’Autorité des marchés financiers (AMF) s’est défendue jeudi des allégations selon lesquelles elle aurait «fermé les yeux» dans le cadre d’une enquête sur SNC-Lavalin qui ne s’est pas traduite par des accusations.

Selon le gendarme boursier, le projet Faucon a été mené avec «diligence» dès le départ, en 2012, et ce, jusqu’à sa fermeture, en 2015, et que ses conclusions sont «solides», «justifiées» et «documentées».

«Ainsi, les allégations voulant que cette enquête ait fait l’objet de complaisance ou encore que l’Autorité ait fermé les yeux sur SNC-Lavalin sont non fondées», a fait valoir l’organisme, par voie de communiqué.

Selon le «Journal de Montréal», qui affirme avoir recueilli le témoignage d’ex-employés de l’AMF, l’enquête n’aurait pas été tout à fait menée dans les règles de l’art.

Le projet Faucon s’intéressait entre autres aux documents financiers de la société établie à Montréal et à des transactions effectuées par certains cadres, dont Michael Novak — le conjoint de l’ex-ministre de la Justice et députée libérale Kathleen Weil.

«Toute insinuation voulant que des considérations politiques aient pu intervenir dans le déroulement de cette enquête est totalement fausse», a indiqué l’AMF.

À l’Assemblée nationale, jeudi, le premier ministre François Legault a dit que son gouvernement allait «demander des réponses» dans cette affaire.

«Pour l’AMF, il y a une régie administrative et la présidente a la responsabilité de s’assurer, quand il y a des doutes, de vérifier si tout a été fait dans les règles de l’art, a-t-il dit en mêlée de presse. On va commencer par avoir des réponses.»

Le chef intérimaire du Parti libéral du Québec, Pierre Arcand, s’est également montré préoccupé. Sans réclamer une enquête sur l’AMF ou évoquer toute forme d’ingérence politique, il a estimé que le gendarme boursier se devait de bien faire son travail.

Au Parti québécois, le chef intérimaire Pascal Bérubé s’est également inquiété des allégations, invitant l’Autorité à s’expliquer.

 

Entreprise dans cette dépêche: (TSX:SNC)

La Presse canadienne