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Ingérence dans le processus électoral: les spécialistes de l’OTAN à la rescousse

Ingérence dans le processus électoral: les spécialistes de l’OTAN à la rescousse
Photo: Adrian Wyld/La Presse canadienneKarina Gould

OTTAWA — Un éminent chercheur de l’OTAN soutient que les électeurs canadiens ont le devoir de poser un regard critique sur les nouvelles qu’ils consomment au moment où des menaces d’ingérence étrangère dans le processus électoral se profilent à l’horizon des prochaines élections fédérales.

Janis Sarts, directeur du Centre d’excellence pour la communication stratégique à l’Alliance atlantique, a déclaré jeudi que les Canadiens devaient être extrêmement vigilants pour ne pas succomber au leurre d’acteurs étrangers malveillants qui souhaiteraient modifier le processus démocratique.

De hauts responsables du centre d’excellence de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) sont à Ottawa cette semaine dans le cadre des efforts du gouvernement canadien visant à renforcer les institutions démocratiques en vue du scrutin fédéral d’octobre.

La ministre des Institutions démocratiques, Karina Gould, a déclaré lors de cet événement que l’ingérence étrangère pouvait surgir dans les mois précédant les élections.

Selon elle, les journalistes ont un rôle déterminant à jouer pour expliquer aux citoyens les différents enjeux dans le cadre de campagnes électorales qui peuvent être houleuses et où l’information peut circuler à la vitesse de l’éclair dans le cyberespace.

La ministre Gould soutenait le mois dernier que le gouvernement fédéral ne recevait pas assez d’aide des plus grandes entreprises de médias sociaux au monde, y compris Google et Facebook, pour lutter contre l’ingérence étrangère — comme l’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016 aux États-Unis.

La Presse canadienne